
La célébration du 65ᵉ anniversaire de l’armée malienne, le 20 janvier, a été marquée par des annonces à forte portée sociale et sécuritaire. Le président de la Transition a dévoilé une enveloppe de plus de 17 milliards de FCFA destinée aux familles des militaires tombés au front, un geste présenté comme un acte de reconnaissance nationale envers les sacrifices consentis par les Forces armées maliennes (FAMa) dans un contexte sécuritaire toujours exigeant.
Dans le même élan, le chef de l’État a annoncé la construction prochaine de nouveaux camps militaires à Dioïla, Nioro du Sahel et Konobougou, sur l’axe stratégique Ségou-Bamako. Cette décision s’inscrit dans la dynamique de redéploiement territorial et de rapprochement des forces de défense des populations. Si l’annonce a été globalement bien accueillie, elle a suscité aussi des réactions nuancées. À Konobougou, certains habitants ont estimé que cette infrastructure aurait dû voir le jour depuis l’indépendance, compte tenu de la position géographique stratégique de la localité. À Dioïla, en revanche, l’initiative est perçue comme un facteur déterminant pour le renforcement durable de la sécurité et de la paix.
Camp militaire de Kita fin prêt
Parallèlement, le gouverneur de la région de Kita a annoncé l’achèvement des travaux du camp militaire de Kita, dont la première pierre avait été posée en mai 2023. S’étendant sur 500 hectares, le site abritera le 35ᵉ régiment d’infanterie motorisée. Cette nouvelle base permettra aux forces de défense et de sécurité de renforcer leur capacité de projection sur l’ensemble du territoire régional. Selon les autorités administratives, cette présence militaire accrue constitue également un levier essentiel pour le développement socio-économique harmonieux de la région.
À travers ces annonces, les autorités de la Transition entendent conjuguer devoir de mémoire, renforcement opérationnel et stabilisation territoriale, dans une stratégie globale visant à consolider la souveraineté et la sécurité nationales.
Lamine BAGAYOGO
