
La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a procédé, ce jeudi à Siby, au lancement officiel de la deuxième édition du cadre de concertation des structures centrales et déconcentrées de son département. Une initiative structurante, entièrement impulsée par la ministre, qui s’inscrit dans une dynamique de gouvernance participative et d’amélioration continue des politiques publiques en matière d’emploi et de formation professionnelle.
Prévue du 22 au 24 janvier 2026, cette rencontre réunit les directeurs nationaux, régionaux et locaux de l’emploi et de la formation professionnelle venus de l’ensemble du pays, notamment de Bougouni, Nioro, San, Nara, Tombouctou, Mopti, Taoudéni, Ménaka, Kayes, Kita, Dioïla, Koulikoro, Sikasso, Kidal entre autres. Une mobilisation nationale qui confirme l’importance stratégique accordée à ce cadre devenu un véritable outil de pilotage sectoriel.
Dans son mot de bienvenue, le maire de la commune de Siby, Daouda Keïta, a exprimé, au nom de la commune et des 21 chefs de village, sa gratitude pour le choix porté sur sa localité. Il a salué une initiative porteuse d’opportunités pour les collectivités et les populations locales.
Partenaire de premier plan du ministère, le coordinateur national du CAAS, Salah Baby, a réaffirmé l’engagement total de sa structure. « Ce centre est celui de Madame la ministre. Ce cadre est notre cadre. Nous vous accompagnerons du début à la fin », a-t-il déclaré, soulignant le caractère structurant du projet porté par le département.
Un bilan 2025 salué et jugé encourageant
Moment fort de cette deuxième édition, la présentation de l’état de mise en œuvre des recommandations issues du premier cadre de concertation tenu en janvier 2025. Selon le conseiller technique Boukary Kodio, sur les 12 recommandations formulées, 6 ont été entièrement réalisées, soit 50 %, 4 sont en cours d’exécution (33 %) et 2 n’ont pas encore été réalisées.
Parmi les avancées notables figurent la formation et le renforcement des capacités des directeurs régionaux, ainsi que le recrutement de formateurs, traduisant la volonté du département de renforcer durablement le capital humain.
Un bilan qualifié de satisfaisant par la ministre Oumou Sall Seck, qui a toutefois appelé à faire mieux. « 50 %, c’est la moyenne juste. Nous devons faire en sorte que 2026 soit plus performante que 2025 », a-t-elle déclaré, tout en annonçant la poursuite des rénovations des centres de formation à l’intérieur du pays, notamment à Dioïla et Fana.
Une vision alignée sur les priorités nationales
Dans son discours d’ouverture, la ministre a rappelé que cette deuxième édition du cadre de concertation s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, et du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, qui placent la formation professionnelle, l’entrepreneuriat et l’insertion des jeunes au cœur des priorités nationales.
Elle a souligné le rôle central de son département dans le renforcement de l’offre de formation, l’amélioration de l’employabilité, la promotion de l’apprentissage et la consolidation des mécanismes d’insertion professionnelle durable.
Véritable espace de dialogue et d’orientation stratégique, ce cadre de concertation vise à renforcer la gouvernance régionale, harmoniser les interventions des acteurs et dégager des orientations opérationnelles tenant compte des réalités locales.
En lançant officiellement les travaux, Oumou Sall Seck a exhorté l’ensemble des participants à faire preuve de rigueur, d’innovation et de sens des responsabilités afin de faire de cette deuxième édition un tournant décisif pour l’emploi, l’entrepreneuriat et la formation professionnelle au Mali.
En marge de la cérémonie, la ministre a rendu une visite de courtoisie aux chefs de village de Kalassa et de Siby, témoignant de la proximité du département avec les autorités traditionnelles.
Par Abdrahamane Baba Kouyaté
