
Dans une tribune incisive, Hamidou Doumbia, secrétaire politique de l’ancien parti Yéléma (Le Changement), met en garde contre les effets insidieux de l’injustice lorsqu’elle devient système. Selon lui, elle ne frappe jamais soudainement, mais s’installe à pas feutrés, drapée de discours rassurants et de promesses de stabilité ou de grandeur retrouvée.
Pour Doumbia, l’injustice transforme peu à peu les institutions et la société : la loi devient un privilège, l’autorité se mue en prédation, et le silence citoyen est présenté comme vertu civique. « Les voix critiques se taisent, non parce qu’elles ont été convaincues, mais parce qu’elles ont été brisées », souligne-t-il, dénonçant un processus où la justice cesse d’arbitrer, l’école ne forme plus, et l’armée intimide au lieu de protéger.
À travers des exemples internationaux – Irak sous Saddam Hussein, Venezuela, Zimbabwe, Syrie – Hamidou Doumbia illustre comment l’injustice engendre la peur, la résignation, puis la médiocrité et, in fine, l’effondrement des nations. « On ne pactise jamais longtemps avec l’arbitraire sans en payer le prix », avertit-il.
Le secrétaire politique de l’ex parti Yéléma invite les citoyens à ne jamais banaliser l’injustice, à défendre des institutions fortes plutôt que des hommes forts, et à cultiver mémoire et esprit critique. « Les jours meilleurs ne naissent jamais de l’injustice : ils naissent du courage de la refuser », conclut Hamidou Doumbia, rappelant que la stabilité sans justice n’est qu’un silence avant la chute.
Cette tribune s’impose comme un appel à la vigilance citoyenne et au renforcement des principes démocratiques dans un contexte où l’injustice, même déguisée en ordre ou en sécurité, peut fragiliser durablement une nation.
Par ABK
