
À Sitakily, la jeunesse communale a clôturé les activités culturelles et éducatives de l’année 2025 par une grande nuit de sensibilisation contre la consommation de stupéfiants et l’abandon scolaire des jeunes filles.
Point d’orgue de l’événement : l’élection de Kama Camara, classée première de la toute première édition de Miss Jeunesse communale, en présence des autorités locales et des légitimités traditionnelles.
C’est une première historique pour la commune de Sitakily. À travers l’organisation de la première édition de Miss Jeunesse communale 2025, la jeunesse locale a choisi de conjuguer sensibilisation sociale et valorisation de l’excellence féminine. L’événement visait principalement à attirer l’attention sur deux défis majeurs auxquels fait face la commune : la consommation de stupéfiants chez les jeunes et la déperdition scolaire des filles, notamment en zone frontalière.
Organisée par le Conseil communal de la jeunesse de Sitakily, sous la coordination de son président Moussa Issa Sissoko, la soirée a réuni 28 candidates. Les participantes ont été évaluées à travers trois passages en tenue scolaire, traditionnelle et de soirée au cours desquels elles ont délivré des messages forts sur les dangers liés à la drogue et l’importance de maintenir les filles sur le chemin de l’école.
« Nous avons voulu utiliser un cadre attractif pour faire passer des messages essentiels. Trop de jeunes filles abandonnent l’école au profit d’activités à risques, surtout dans une zone comme la nôtre. Cette initiative est un appel à la prise de conscience collective », a expliqué Moussa Issa Sissoko, président du Conseil communal de la jeunesse.
À l’issue des délibérations du jury, Kama Camara a été sacrée Miss Jeunesse Sitakily 2025, devançant Nana Keïta, première dauphine, et Yakari Keïta, deuxième dauphine. La lauréate est repartie avec une moto Jakarta et plusieurs lots, tandis que les autres candidates ont reçu des récompenses symboliques.
Émue, la nouvelle Miss a dédié son sacre à la jeunesse féminine de la commune. « Ce titre est une responsabilité. Je m’engage à être une ambassadrice contre la drogue et pour la scolarisation des filles. L’école reste la clé de notre avenir », a déclaré Kama Camara.
Présent à la cérémonie, Ibrahima Sory Diabakaté, maire chargé d’expédier les affaires courantes de la mairie, a salué l’initiative. « Cette activité montre une jeunesse consciente et engagée. La mairie accompagnera toutes les actions qui favorisent l’éducation, la cohésion sociale et l’épanouissement des jeunes, surtout des filles », a-t-il affirmé.
Au-delà du concours, cette nuit culturelle restera comme un moment fort de mobilisation citoyenne, illustrant la volonté de la jeunesse de Sitakily de participer activement à la construction d’un avenir plus sûr et plus équitable.
Tidiane Bamadio
