
C’est le jeudi 7 janvier 2026, a Sotuba Bougouba, que le groupe Yamarou Photo a procédé au lancement officiel du projet IBIBI, à travers une conférence de presse organisée à Sotuba Bougouba. Journalistes, passionnés d’images et membres du collectif Yamarou Photo ont répondu présents pour découvrir les contours d’un projet ambitieux dédié à la photographie africaine.
Face aux hommes de médias, Bintou Alexandra Diarah a levé le voile sur la vision et les activités prévues dans le cadre du projet IBIBI, un programme qui se veut à la fois artistique, formateur et fédérateur.
Prenant la parole à cette occasion, Seydou Camara, Directeur général de Yamarou Photo, est revenu sur la symbolique du nom du projet.
« IBIBI est un mot songhaï qui signifie “le noir”. Il fait référence à la chambre noire de la photographie, mais aussi au continent africain, un projet pensé par des Noirs et pour les Noirs », a-t-il expliqué.
Au-delà de l’appellation, IBIBI se présente comme un espace d’échange et de rencontres autour de la photographie. Selon Seydou Camara, le projet a été initié pour accompagner, soutenir et construire une photographie africaine forte, ouverte sur le monde.
« IBIBI est un prix destiné aux photographes émergents. C’est un projet futuriste que nous souhaitons organiser tous les deux ans afin de rehausser la photographie d’ici et d’ailleurs », a-t-il déclaré.
De son côté, Bintou Alexandra Diarah a détaillé les distinctions prévues dans le cadre du projet. Trois prix majeurs sont annoncés.
Le Prix IBIBI, ouvert à tous les photographes, hommes et femmes.
Le Prix Feue Naomi Steuer, du nom de l’ancienne directrice de la Fondation Oumou Dilly, exclusivement réservé aux femmes photographes.
Enfin, le Prix de l’Album, qui récompense un travail photographique structuré et abouti.
Mais IBIBI ne se limite pas à la photographie. Les initiateurs du projet souhaitent renforcer la collaboration avec les professionnels des médias, afin de mieux valoriser les œuvres produites. Une alliance est également envisagée entre journalistes professionnels et étudiants en journalisme, à travers un système de mentorat pour assurer une couverture médiatique de qualité.
À terme, le projet ambitionne la mise en place d’une presse écrite quotidienne, dédiée à la promotion de l’image et de la photographie.
« À IBIBI, chaque clic est une œuvre », a conclu Bintou Alexandra Diarah.
Avec IBIBI, Yamarou Photo affirme sa volonté de faire de la photographie africaine un levier d’expression, de mémoire et de rayonnement.
Maryam Kouyaté
