
La violence armée continue de frapper les communautés rurales. Le lundi 2 février 2026, le village de Nayo, dans la commune de Kolongo Tomo, cercle de Macina (région de Ségou), a été la cible d’une attaque attribuée à des groupes armés terroristes, faisant au moins cinq morts et d’importants dégâts matériels, selon des sources locales.
L’assaut, mené dans des circonstances encore floues, a plongé le village dans la désolation. Des habitations et des biens appartenant aux populations civiles ont été incendiés, poussant plusieurs familles à fuir vers des zones jugées plus sûres. En l’absence d’un bilan officiel consolidé, les autorités locales poursuivent les vérifications sur l’ampleur exacte des pertes humaines et matérielles.
La commune de Kolongo Tomo figure parmi les localités les plus exposées à l’insécurité chronique qui sévit dans le cercle de Macina. Cette zone est régulièrement ciblée par des groupes armés, dont la Katiba Macina, affiliée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Les attaques y sont souvent marquées par des représailles contre les civils, des incendies de marchés et de boutiques, ainsi que des intimidations visant à instaurer un climat de peur.
Déjà en 2025, des villages voisins avaient subi des incursions similaires, provoquant des destructions massives d’infrastructures économiques locales. Cette répétition des violences a accentué les déplacements forcés de populations, fragilisant davantage des communautés déjà éprouvées par la pauvreté et l’isolement.
Malgré la présence et la vigilance annoncées des Forces armées maliennes (FAMa) dans le Sahel central, le cercle de Macina demeure une zone hautement instable. La fin de l’année 2025 avait été marquée par une série d’incidents meurtriers, dont une attaque à Souleye ayant coûté la vie à deux personnes, renforçant le sentiment d’abandon exprimé par les habitants.
Face à cette recrudescence des attaques, les populations locales appellent à un renforcement effectif des mesures de sécurité et à une réponse durable de l’État, afin d’enrayer un cycle de violences qui continue de menacer la cohésion sociale et la survie même des villages du centre du Mali.
Par ABK
