
Depuis plusieurs mois, la ville de Bandiagara fait face à de graves crises d’eau, d’essence, d’électricité et d’insécurité. Ces difficultés, perçues comme de véritables obstacles au développement de la région, ont été évoquées par plusieurs habitants rencontrés dans la ville, dont la présidente du Conseil régional de la société civile.
Selon certains habitants, la ville de Bandiagara ne bénéficie que de trois (3) heures d’électricité sur vingt-quatre (24). La pénurie d’eau est également visible dans les rues, où l’on aperçoit souvent des enfants portant des bidons de 20 litres à la recherche d’eau, les robinets censés approvisionner la ville étant à sec.
C’est dans ce contexte que, lors du lancement de la Journée internationale des droits des femmes tenues dans la ville, la présidente du Conseil régional de la société civile n’a pas hésité à évoquer ces différentes crises devant le Premier ministre. Selon elle, malgré des avancées notables, Bandiagara continue de faire face à des difficultés qui affectent gravement le quotidien des populations.
À l’en croire, la principale préoccupation demeure l’insécurité persistante, marquée par des attaques contre des populations déjà vulnérables, le vol de bétail, la destruction d’habitations et les déplacements forcés de nombreuses familles.
Face à cette situation, les populations de Bandiagara demandent respectueusement le renforcement des effectifs des Forces armées maliennes dans la région ; la création ou le renforcement de camps militaires dans les grandes villes telles que Bandiagara, Bankass, Koro et Ségue ; l’installation d’un dispositif sécuritaire renforcé entre Songobia et Parou.
Elle a également demandé aux autorités maliennes d’accélérer le processus de DDR, d’augmenter les effectifs des forces de sécurité et d’assister les populations vulnérables, notamment les personnes déplacées internes et les réfugiés.
Lamine BAGAYOGO
