
La 4ᵉ étape du Tour cycliste international du Mali a offert, le vendredi 17 avril 2026, un spectacle intense entre Bamako et Koulikoro, sur une distance de 70 kilomètres. Sous un soleil déjà pesant et devant une foule mobilisée tout au long du parcours, les coureurs ont livré une bataill rythmée, marquée par des attaques répétées et une ferveur populaire remarquable.
Dès les premiers kilomètres après le départ donné à Bamako, le peloton s’est étiré sous l’impulsion de plusieurs tentatives d’échappée. Au point chaud de Tienfala, c’est le Burkinabè Ilboudo Ismaël qui s’est illustré, confirmant l’engagement des équipes étrangères à bousculer l’ordre établi. Mais une fois encore, la maîtrise malienne a fini par s’imposer.
À l’arrivée à Koulikoro, Tiemoko Diamoutènè a survolé les débats. Le porteur du maillot jaune s’est adjugé l’étape avec autorité, consolidant ainsi son leadership au classement général. Derrière lui, Fidèle Cissé et Moussa Togola complètent le podium du jour.
La domination de Diamoutènè ne s’arrête pas là. Le coureur malien rafle plusieurs distinctions : meilleur jeune, meilleur Malien de l’étape, maillot par points et prix du plus combatif des cyclistes maliens. Une performance complète qui confirme son statut de leader incontesté de cette édition.
Dans les autres récompenses, Ilboudo Mahamady s’est distingué en décrochant l’écharpe de la plus longue échappée, tandis que le Prix AES revient à un trio composé de Diamoutènè, Rakinde Moukeïna et Sani Boureima.
À l’issue de la course, le vainqueur du jour a tenu à relativiser son exploit : « Cette victoire n’est pas individuelle, elle est collective. Nous travaillons en étroite coordination et notre objectif reste de conserver le maillot jaune jusqu’au bout », a déclaré Diamoutènè, visiblement confiant.
Du côté des autorités locales, la satisfaction était également au rendez-vous. Le maire de la commune rurale de Koulikoro, Alou Moussa Tamboura, a salué une étape placée sous le signe de la cohésion : « Il n’y a eu ni incident ni tension. C’est une victoire pour tout le monde », a-t-il affirmé, remerciant la Fédération malienne de cyclisme pour l’organisation.
Même son de cloche chez Mahamar Haïdara, directeur de cabinet du gouverneur de Koulikoro, qui a évoqué « un moment d’enthousiasme collectif », soulignant la mobilisation des populations venues nombreuses accueillir les coureurs.
Avec cette nouvelle démonstration de force, le cyclisme malien confirme sa suprématie sur cette 12ᵉ édition, porté par un leader solide et une équipe soudée. La route est encore longue, mais à Koulikoro, le message est clair : le maillot jaune est bien défendu.
Par Abdrahamane Baba Kouyaté
