
Le Ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a abrité, le mardi 21 avril 2026, un atelier de partage et d’appropriation du recueil des textes législatifs et réglementaires relatifs au transfert des compétences et des ressources de l’État aux collectivités territoriales en matière d’emploi et de formation professionnelle.
La rencontre, tenue dans la salle de réunion du département, a réuni plusieurs acteurs institutionnels, partenaires techniques et financiers ainsi que des responsables régionaux et des professionnels des médias. Elle s’inscrit dans la dynamique de renforcement du processus de décentralisation engagé par les autorités maliennes.
Présidant la cérémonie d’ouverture au nom du ministre, le conseiller technique Abdoulaye Cheibani a rappelé l’importance stratégique de ce transfert de compétences. Selon lui, cette démarche constitue un levier essentiel pour permettre aux collectivités territoriales de mieux répondre aux besoins économiques et sociaux des populations locales.
Il a souligné que cette initiative s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités du pays, notamment sous l’impulsion du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, et du Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, qui ont placé la formation, l’emploi et le développement du capital humain au cœur des priorités nationales. L’année 2026, décrétée « Année de l’éducation et de la culture », renforce davantage cette orientation.
Dans son intervention, la Directrice du projet PAPSE-GIZ, Astrid Sagebiel, a mis en avant l’importance du transfert de compétences dans la gestion moderne de l’État. Elle a indiqué que le projet, soutenu par la coopération allemande, vise à améliorer la participation socio-économique des personnes déplacées internes et des groupes vulnérables à travers des formations adaptées.
Implanté dans plusieurs régions du Mali, notamment Bamako, Gao, Mopti, Ségou et Kayes, le projet PAPSE accompagne les autorités nationales dans la mise en œuvre de politiques inclusives en matière d’emploi et de formation professionnelle.
Les intervenants ont également insisté sur les défis liés à l’accessibilité des textes juridiques par les acteurs locaux. Bien que le Mali dispose d’un cadre législatif relativement riche dans ce domaine, les collectivités territoriales peinent souvent à s’approprier ces outils, faute de supports adaptés.
C’est pour répondre à cette difficulté qu’a été élaboré le recueil présenté lors de l’atelier. Conçu comme un document de référence pratique, il vise à faciliter la compréhension et l’utilisation des textes régissant le transfert de compétences et de ressources. Il devrait ainsi contribuer à une meilleure gouvernance locale et à une gestion plus efficace des politiques d’emploi et de formation professionnelle.
L’atelier s’inscrit dans la consolidation du processus de décentralisation au Mali, avec pour ambition de rapprocher davantage les politiques publiques des réalités locales.
Par Abdrahamane Baba Kouyaté
