
Le ministère de l’Économie et des Finances a annoncé l’inscription de plusieurs personnes physiques et morales sur la liste nationale des sanctions financières ciblées, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et son financement. Parmi les personnalités concernées figurent le médecin et homme politique Oumar Mariko ainsi que l’universitaire Etienne Fakaba Sissoko.
Selon l’arrêté ministériel, ces sanctions sont prononcées pour une durée de six mois renouvelable. Les autorités évoquent notamment des faits de « soutien manifeste » au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) ainsi qu’au Front de Libération de l’Azawad (FLA), en plus de faits présumés de « promotion et apologie du terrorisme ».
Concernant Oumar Mariko, né le 4 février 1959 à Bafoulabé, les motifs avancés par l’État incluent également une « association de malfaiteurs », notamment à travers des rencontres et échanges présumés avec des membres du JNIM.
Pour Étienne Fakaba Sissoko, enseignant-chercheur né le 2 février 1983 à Gounfa, dans le cercle de Bafoulabé, les autorités maliennes retiennent des accusations similaires liées à un supposé soutien au JNIM et au FLA ainsi qu’à la « promotion et l’apologie du terrorisme ». L’universitaire est domicilié à Sirakoro Négueytan, à Bamako.
Le Front de Libération de l’Azawad, également visé par ces sanctions, est accusé par les autorités d’avoir coordonné avec le JNIM plusieurs attaques contre les Forces armées et de sécurité maliennes, notamment celles du 17 septembre 2025 et du 25 avril 2026. Le mouvement est aussi présenté comme ayant revendiqué plusieurs attaques menées sur le territoire malien entre juin 2025 et avril 2026.
L’arrêté rappelle que toutes les structures assujetties aux dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme sont tenues d’appliquer strictement ces mesures, sous peine de sanctions disciplinaires et pénales. Le texte précise également que la décision entre en vigueur dès sa signature et qu’elle sera publiée au Journal officiel ainsi que sur le site du ministère chargé des Finances.
Par ABK
