
La 27e édition de la Quinzaine de l’Environnement a été officiellement lancée, samedi 6 juin 2026 au Parc national de Bamako. La cérémonie était placée sous la présidence du ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, représentant le Premier ministre, Chef du Gouvernement.
Placée sous le haut patronage du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, cette édition constitue un cadre majeur de mobilisation autour des défis liés aux changements climatiques et à la préservation des ressources naturelles.
Unir les forces
Le parc national de Bamako refusait le monde ce samedi 6 juin lors du lancement de la 27eme édition de la quinzaine de l’environnement. La cérémonie a enregistré la présence de plusieurs membres du Gouvernement, des autorités administratives et coutumières, des membres du Conseil national de Transition (CNT), des ambassadeurs et représentants du corps diplomatique, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des délégations venues de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre engagés dans la protection de l’environnement.
Étaient également présents le Représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Mali, Roland Seri, la maire de la Commune III du district de Bamako, Mme Djiré Mariam Diallo, les directeurs généraux de l’environnement du Burkina Faso et du Niger, ainsi que les responsables des services techniques, notamment la Direction nationale des Eaux et Forêts.
Dans son allocution de bienvenue, la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, a rappelé la portée symbolique du choix du Parc national de Bamako pour accueillir cette cérémonie.
Selon elle, cet espace de biodiversité et d’éducation environnementale, rappelle que la protection de la nature demeure au cœur du projet collectif national.
La ministre a souligné que la Quinzaine de l’Environnement est devenue au fil des années un rendez-vous incontournable de sensibilisation et d’action citoyenne. L’édition 2026 s’inscrit entre deux dates majeures du calendrier environnemental international : la Journée mondiale de l’environnement, célébrée le 5 juin, et la Journée internationale de lutte contre la désertification et la sécheresse, le 17 juin.
Cette année, les réflexions porteront principalement sur les thèmes : « La crise climatique et les solutions pour un avenir plus sûr et une économie plus durable » et « Restaurer les terres, préserver les pâturages et protéger les forêts ».
« Face aux effets grandissants du dérèglement climatique, marqués notamment par les sécheresses récurrentes, les inondations, la dégradation des terres et la pression sur les ressources naturelles» a affirmé Mme Doumbia Mariam Tangara. Elle a aussi invité l’ensemble des acteurs à promouvoir des solutions innovantes et durables.
« Durant quinze jours, conférences-débats, panels, journées portes ouvertes, campagnes de salubrité, activités de reboisement et visites de terrain permettront de sensibiliser les populations sur les enjeux liés à la finance climatique, à l’éducation environnementale, à la restauration des terres et à la préservation de la biodiversité » a fait savoir la ministre.
Les partenaires techniques et financiers réaffirment leur soutien
Prenant la parole au nom des partenaires techniques et financiers du Groupe thématique Environnement et Changement climatique, Roland Seri a salué le leadership du Gouvernement malien dans la conduite des politiques environnementales.
Il a rappelé que le Mali fait face à des défis majeurs, notamment la hausse des températures, les sécheresses répétitives, les inondations et les déplacements de populations induits par les changements climatiques.
Selon lui, le thème retenu cette année traduit la volonté du Mali d’inscrire son développement dans une dynamique de résilience et de durabilité.
Le représentant du PNUD a également souligné les progrès réalisés dans la mise en œuvre des Contributions déterminées au niveau national (CDN) et a annoncé que le pays poursuit la finalisation de sa troisième génération de CDN, avec des ambitions renforcées.
Tout en saluant les efforts consentis dans la mobilisation des financements climatiques, il a estimé que le volet adaptation demeure insuffisamment financé, appelant ainsi à un renforcement de la coopération internationale pour mieux soutenir les populations les plus vulnérables.
Présidant la cérémonie au nom du Premier ministre, le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a indiqué que la Quinzaine de l’Environnement est devenue un cadre majeur de mobilisation nationale.
Selon lui, les questions environnementales dépassent désormais le seul cadre écologique et concernent directement la sécurité alimentaire, la santé, les ressources en eau, les terres agricoles ainsi que le développement économique du pays.
Le ministre d’État a réaffirmé la volonté des plus hautes autorités, sous le leadership du Président de la Transition, de faire de la protection de l’environnement et de la résilience climatique des priorités de l’action publique.
Il a notamment insisté sur la nécessité de renforcer la gouvernance environnementale, d’intégrer les risques climatiques dans les politiques de développement, de soutenir les investissements en matière de restauration des écosystèmes et de promouvoir une économie plus verte et plus inclusive.
« Les défis environnementaux ont un coût, mais l’inaction coûtera beaucoup plus cher à nos populations et à notre avenir commun », a-t-il déclaré avant de procéder à l’ouverture officielle de la 27e édition de la Quinzaine de l’Environnement.
La cérémonie de lancement a également été marquée par la prestation artistique du troupe Gnôkôlôn, consacrée à la sensibilisation sur les changements climatiques et les comportements responsables envers l’environnement.
Les autorités ont ensuite effectué une visite des différents stands d’exposition.
Elle a également servis de cadre aux défenseurs de l’environnement de rappeler au public la portée et d’exposer leur savoir faire.
Pour la directrice exécutive des Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE-Mali), Diallo Oumou Modibo KEÏTA, cette plateforme constitue une occasion privilégiée de présenter les nombreuses initiatives portées par son organisation.
Elle a notamment cité la promotion de l’agroécologie, les cultures hors sol ainsi que plusieurs projets phares tels que la Campagne africaine pour la justice climatique, Éco-école, Tabaski Écolo et SOS Baoulé.
« Cette quinzaine est une opportunité de montrer nos impacts, nos actions et nos projets en faveur de la protection de l’environnement et du développement durable au Mali », a-t-elle affirmé.
Par cette nouvelle édition, le Gouvernement malien et ses partenaires entendent faire de la protection de l’environnement un véritable levier de développement durable, de résilience et de souveraineté nationale.
Par Balla Camara
