
Le monde syndical et éducatif malien est en deuil. Adama Fomba, ancien secrétaire général du Bureau exécutif national du Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire des collectivités (BEN-SYPESCO), porte-parole de la Synergie des syndicats signataires du 15 octobre 2016 et membre du Conseil national de Transition (CNT), est décédé ce jeudi.
Figure connue du mouvement syndical enseignant, Adama Fomba s’était imposé au fil des années comme l’un des principaux défenseurs des revendications du personnel de l’éducation au Mali. À la tête du SYPESCO, il a participé à plusieurs rounds de négociations avec les autorités publiques, notamment lors des grandes mobilisations syndicales qui ont marqué le secteur éducatif entre 2017 et 2019.
En tant que porte-parole de la Synergie des syndicats signataires du 15 octobre 2016, il avait été au cœur des discussions relatives à l’amélioration des conditions de travail des enseignants, à la revalorisation de la fonction enseignante et au respect des engagements pris par l’État envers les acteurs de l’école.
En dehors de son rôle syndical, Adama Fomba avait également intégré le Conseil national de Transition, où il représentait une partie des forces sociales engagées dans les débats sur les réformes institutionnelles du pays.
Selon les premières informations disponibles, le syndicaliste aurait poursuivi ses activités professionnelles jusqu’en fin de journée avant de faire un malaise. Il aurait succombé après une crise dont les circonstances exactes restent à préciser.
Sa disparition marque la fin du parcours d’un acteur engagé du dialogue social au Mali. Enseignants, syndicalistes et acteurs du monde éducatif rendent hommage à un homme qui aura consacré une partie de sa vie à la défense des intérêts de la profession enseignante et à la promotion d’un meilleur système éducatif.
Par Abdrahamane Baba Kouyaté
