
Le président américain Donald Trump a adressé à son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa une lettre dans laquelle il énumère cinq conditions qu’il considère comme nécessaires à l’amélioration des relations entre Washington et Pretoria, rapporte le quotidien sud-africain Daily Maverick.
Transmise le 26 août par l’ambassadeur des États-Unis en Afrique du Sud, Leo Brent Bozell, la lettre invite notamment Pretoria à démontrer son « non-alignement » en prenant ses distances avec certains adversaires de Washington, notamment l’Iran.
Donald Trump demande également aux autorités sud-africaines de renforcer la protection des agriculteurs face aux violences et d’abroger la loi permettant l’expropriation de terres sans indemnisation.
Autre exigence formulée par le président américain : renoncer à l’obligation imposée à certains investisseurs américains de céder 30 % du capital de leurs entreprises à des citoyens noirs sud-africains, dans le cadre des politiques de transformation économique du pays.
Enfin, Washington souhaite que Pretoria condamne la chanson « Kill the Boer » (« Tuez le Boer »), considérée par l’administration Trump comme une expression de haine raciale.
Interrogé par Daily Maverick, le porte-parole de la présidence sud-africaine, Vincent Magwenya, a confirmé que Cyril Ramaphosa répondrait à la lettre américaine.
« Je ne peux pas préciser les délais. Mais une réponse sera apportée en temps voulu », a-t-il déclaré.
Ces nouvelles exigences interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre Washington et Pretoria, notamment autour de la politique étrangère sud-africaine, des questions foncières et des politiques de transformation économique mises en place depuis la fin de l’apartheid.
La Rédaction
