
La société Barrick Mining Corporation a annoncé, le 24 novembre 2025, la signature d’un accord avec le gouvernement malien destiné à clore le long différend autour du complexe aurifère Loulo-Gounkoto. Cet arrangement marque un tournant après plusieurs mois de tensions ayant paralysé l’une des plus importantes mines d’or du pays.
Selon Barrick, l’entreprise a accepté d’abandonner sa procédure d’arbitrage engagée devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (ICSID). En contrepartie, le gouvernement malien s’est engagé à retirer l’ensemble des accusations visant la multinationale, ses filiales et ses employés. L’accord prévoit également la libération de quatre agents de Barrick, arrêtés en pleine escalade du conflit, une mesure considérée par la compagnie comme essentielle au rétablissement d’un climat de coopération.
Barrick a également confirmé que l’administration provisoire imposée en juin 2025 sur le complexe Loulo-Gounkoto prendra fin. Le contrôle opérationnel complet de la mine sera restitué à l’entreprise, permettant une reprise progressive des activités après plusieurs mois d’incertitude.
L’arrangement comporte aussi une dimension réglementaire importante : il intègre implicitement l’application du nouveau code minier malien de 2023, qui augmente la part des revenus miniers revenant à l’État. Si les modalités précises du partage des ressources n’ont pas été rendues publiques, Barrick assure que les conditions convenues garantissent « la viabilité économique » du site tout en répondant aux attentes souveraines du Mali.
Ce compromis met un terme à une crise marquée par la saisie de plusieurs tonnes d’or, la suspension des opérations et une dégradation rapide des relations entre la compagnie et l’État. Barrick salue aujourd’hui un accord « constructif » qui ouvre, selon elle, la voie à une collaboration renouvelée. Le gouvernement malien, de son côté, n’a pas encore communiqué officiellement, mais cet accord devrait permettre d’apaiser les tensions autour d’un secteur stratégique pour l’économie nationale.
La rédaction
