
La région de Mopti a franchi une étape décisive dans le retour à la stabilité avec le lancement officiel du processus de Démobilisation, Désarmement, Réinsertion et Intégration (DDR-I), le samedi 29 novembre 2025. La cérémonie s’est tenue au camp de jeunesse de Soufouroulaye, en présence des autorités administratives et militaires, marquant le début d’un programme très attendu pour la pacification du Centre du pays.
Au total, 472 ex-combattants issus des groupes Dosso, peulh ainsi que du mouvement Dana Ambassagou ont été enregistrés pour cette première phase. Leur prise en charge ouvre une perspective de normalisation progressive dans les régions de Mopti et Bandiagara, longtemps éprouvées par l’insécurité et les violences communautaires.
Selon les autorités, cette avancée contribuera à renforcer la cohésion sociale, en offrant à ces ex-combattants une opportunité de réintégration durable dans la vie civile ou dans certaines structures étatiques.
Ce lancement officiel a été présidé par le Colonel Mahamadou S. Konaté, Conseiller à la sécurité et à la protection du Gouvernorat de Mopti. Plusieurs autorités ont pris part à l’événement, notamment le Colonel Issa Bagayogo, Commandant adjoint du PCIAT-Centre ; le Colonel Abdoulaye Coulibaly, Commandant de Zone de Défense n°6 ; ainsi que des responsables administratifs, sécuritaires et techniques impliqués dans la mise en œuvre du programme.
Un dispositif opérationnel entièrement présenté Le Colonel-major Cheick Oumar Doumbia, Chef de mission du DDR-I à Mopti, a détaillé à la délégation l’intégralité du dispositif mis en place. Il a expliqué les différentes phases du processus : accueil et enregistrement des ex-combattants ; désarmement sécurisé ; évaluation socio-professionnelle ; orientation vers les mécanismes de réinsertion ou d’intégration. Avant d’insister sur la rigueur du suivi et l’importance d’un accompagnement de proximité pour garantir le succès de cette démarche.
Un signal fort pour la stabilisation du Centre
Ce lancement du DDR-I constitue un tournant majeur pour une région encore fragile. Les autorités locales y voient un espoir renouvelé de paix, tandis que les communautés attendent que cette initiative aide à réduire les tensions et à offrir de nouvelles perspectives économiques et sociales aux bénéficiaires.
Avec l’engagement de ces 472 ex-combattants, Mopti et Bandiagara amorcent une nouvelle dynamique, marquée par la volonté de sortir durablement du cycle de violence.
La rédaction
