
Le gouvernement burkinabè a annoncé, lors du Conseil des ministres du jeudi 4 décembre 2025, une série de décisions majeures touchant la justice, l’économie et la sécurité nationale. Parmi les mesures les plus marquantes figure le rétablissement de la peine de mort pour plusieurs infractions graves, un tournant important dans la politique pénale du pays.
Selon le rapport présenté par le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubacar Nacanabo, le Burkina Faso affiche une performance budgétaire exceptionnelle au 30 septembre 2025, avec 2 500 milliards de F CFA mobilisés, soit 105 % des prévisions. Cette hausse de 388 milliards par rapport à l’année précédente a permis de régler une grande partie de la dette intérieure. Le gouvernement table sur un taux de croissance de 6,28 % d’ici fin décembre.
Sur le plan judiciaire, le ministre de la Justice et des Droits humains, Edasso Rodrigue Bayala, a présenté un nouveau projet de Code pénal marqué par plusieurs innovations. La plus notable est le retour de la peine capitale, désormais applicable pour des crimes tels que la haute trahison, le terrorisme ou l’espionnage. Le texte introduit aussi le travail d’intérêt général comme peine principale et durcit la législation concernant les pratiques et la promotion de l’homosexualité.
Les amendes ont également été rehaussées, passant des minimas de 250 000 F CFA à 500 000 F CFA, notamment pour les infractions routières, responsables de 90 à 95 % des accidents mortels selon le ministre Bayala. Pour les crimes économique détournements, corruption les peines peuvent aller jusqu’à la prison à vie lorsque le montant en jeu dépasse 5 milliards de F CFA.
Par la rédaction
