
Au Bénin, l’interpellation d’Alassane Tigri, ancien ministre des Sports et cadre influent du parti d’opposition Les Démocrates, continue de susciter de nombreuses interrogations. L’homme politique a été arrêté dans la nuit du 28 janvier 2026 à son domicile situé à Cotonou, selon plusieurs sources concordantes.
À ce stade, les autorités béninoises n’ont fourni aucune explication officielle sur les motifs de cette arrestation. Ni la nature des faits reprochés, ni le fondement juridique de la procédure n’ont été rendus publics, alimentant ainsi les spéculations et les inquiétudes au sein de la classe politique et de l’opinion nationale.
Cette nouvelle interpellation s’inscrit dans un climat politique particulièrement sensible. Depuis les événements survenus le 7 décembre dernier, plusieurs figures de l’opposition ont été arrêtées ou inquiétées par la justice. Un député appartenant également au parti Les Démocrates ferait partie des personnes concernées par ces mesures, renforçant le sentiment d’une pression accrue sur les acteurs politiques critiques du pouvoir.
Du côté de l’opposition, cette arrestation est perçue comme un signal préoccupant pour l’espace démocratique et les libertés politiques. Des voix s’élèvent déjà pour demander des clarifications rapides et le respect des droits fondamentaux de l’ancien ministre.
En attendant une communication officielle des autorités compétentes, l’affaire Alassane Tigri vient raviver le débat sur l’état de la démocratie et le climat politique au Bénin.
Par Djibrilla Touré
