
La Côte d’Ivoire a convoqué, ce vendredi 30 janvier 2026 à Abidjan, l’ambassadrice de la République du Niger, à la suite de propos jugés graves et offensants tenus récemment par les plus hautes autorités nigériennes à l’encontre du président ivoirien, Alassane Ouattara.
Cette convocation intervient dans un contexte diplomatique particulièrement tendu, marqué par de sévères accusations du président nigérien qui a publiquement mis en cause les chefs d’État ivoirien Alassane Ouattara, béninois Patrice Talon, ainsi que le président français Emmanuel Macron. Selon les autorités nigériennes, ces dirigeants seraient impliqués, directement ou indirectement, dans l’attaque perpétrée contre l’aéroport international de Niamey, une allégation vivement contestée par les pays concernés.
Dans un communiqué officiel, le ministère d’État, ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de Côte d’Ivoire précise que l’ambassadrice du Niger a été reçue au cabinet de la ministre d’État. Le gouvernement ivoirien dit avoir exprimé sa vive indignation et condamné avec la plus grande fermeté des déclarations qu’il considère comme contraires aux usages diplomatiques et attentatoires à l’honneur et à la dignité du chef de l’État ivoirien ainsi qu’au peuple de Côte d’Ivoire.
Abidjan souligne que, fidèle à sa tradition de dialogue, de paix et de fraternité, la Côte d’Ivoire a toujours œuvré au maintien de relations d’amitié avec les pays de la sous-région. Toutefois, les autorités ivoiriennes estiment que de telles accusations publiques, sans fondement établi, sont de nature à compromettre sérieusement la qualité des relations bilatérales et régionales.
À l’issue de l’entretien, une note de protestation formelle a été remise à l’ambassadrice du Niger pour transmission à ses plus hautes autorités. Le gouvernement ivoirien indique rester attentif à la suite qui sera donnée à cette démarche diplomatique et se réserve le droit de tirer toutes les conséquences qui s’imposent.
Cet épisode illustre la montée des tensions diplomatiques en Afrique de l’Ouest, dans un contexte de recomposition géopolitique et sécuritaire marqué par des accusations croisées et une fragilisation du dialogue entre certains États de la région.
Par ABK
