
Le Mali s’apprête à dire non aux mutilations génitales féminines (MGF). Le lancement de la Journée internationale de la tolérance zéro aux MGF aura lieu ce vendredi 6 février 2026 à 15h, a annoncé Youssouf Bagayoko, directeur national du Programme pour l’abandon des violences basées sur le genre (VBG), lors d’un point de presse tenu le 5 février.
Selon les responsables du programme, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la célébration de cette journée internationale, destinée à briser le silence, à mettre en lumière les actions des partenaires engagés, et à rappeler à tous la responsabilité collective de protéger la dignité des filles.
Cette année, la Journée est placée sous le thème : « Rôles et responsabilités des autorités et leaders traditionnels du Mali face aux enjeux de l’abandon des mutilations génitales féminines ». Le lancement officiel se tiendra au Centre international des conférences de Bamako (CICB).
Youssouf Bagayoko a rappelé que les MGF, pratiques traditionnelles partiellement ou totalement infligées aux filles, doivent être fermement combattues. Il a souligné que cette journée a été instaurée en février 2003 à Addis-Abeba, lors d’une rencontre réunissant plusieurs premières dames africaines, et adoptée officiellement la même année par les Nations unies. Depuis, chaque année, les gouvernements du continent s’engagent à célébrer et promouvoir cette initiative. « Le Mali réaffirme ainsi sa détermination à éradiquer les MGF et à défendre les droits des filles et des femmes », a-t-il insisté. En outre, M. Bagayoko a précisé que l’objectif ultime de cette Journée est de sauver des vies.
Pour sa part, le représentant de la directrice de la promotion de la femme a rappelé que cette journée est une arme de sensibilisation, une lumière pour exposer la gravité des MGF et mobiliser toutes les couches de la société contre cette pratique qui détruit des vies.
Lamine BAGAYOGO
