
Le Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP) a presque entièrement exécuté son budget au titre de l’exercice 2025. Selon des données rendues publiques mardi par le ministère de la Communication, 1 899 990 007 FCFA ont été décaissés sur une enveloppe initiale de 1,9 milliard de FCFA, soit un reliquat de seulement 9 993 FCFA.
Dans le détail, les médias privés et les radios communautaires concentrent la plus grande part des financements, avec 1 098 750 000 FCFA, soit 57,8 % du total. Une orientation qui confirme la priorité accordée aux structures considérées comme les plus fragiles du secteur médiatique.
Les entreprises publiques de presse, dont l’APS, la RTS et l’ADP, ont reçu 609 341 031 FCFA, représentant 32,1 % des ressources mobilisées. Les autres allocations concernent la formation, avec 125 750 000 FCFA attribués au CESTI (6,6 %), les organes de gouvernance (86 298 976 FCFA, soit 4,5 %) et le fonctionnement du fonds (28 200 000 FCFA, soit 1,5 %).
S’agissant des médias privés, les radios communautaires arrivent en tête avec 412 200 000 FCFA, suivies de la presse en ligne (326 800 000 FCFA). Les télévisions ont perçu 157 500 000 FCFA, contre 106 000 000 FCFA pour la presse écrite et 96 250 000 FCFA pour les radios commerciales.
La répartition dans la catégorie de la presse écrite suscite toutefois des réactions. Sur les 106 millions de FCFA alloués, seuls sept organes ont été retenus : L’AS, Yoor-Yoor, Aurore du Sud, Arc Édition, le Groupe Walfadjri, Sud Quotidien et Les Échos.
Plusieurs titres majeurs, dont Libération, L’Observateur, La Tribune, Le Quotidien, Témoin et Enquête, ne figurent pas sur la liste des bénéficiaires. Selon le directeur de la Communication, Habibou Dia, certaines entreprises n’ont pas déposé de dossiers, tandis que d’autres ont été écartées pour non-conformité aux critères requis.
Par Djibrilla Touré
