
Le monde de la culture malienne est en deuil. L’artiste « Ça me fait Farimaba », figure singulière des réseaux sociaux et de la scène urbaine, est décédé ce mercredi 17 juin 2026 à Bamako, des suites d’une courte maladie. Son inhumation a eu lieu à 16 heures en présence de ses proches, de ses admirateurs et de plusieurs acteurs du monde culturel.
Surnommé « l’artiste du peuple », Ça me fait Farimaba avait su conquérir le cœur du public grâce à un style mêlant humour et rap. Cette formule peu commune, portée par un langage accessible et des expressions devenues virales, lui avait permis de se faire une place de choix dans l’univers musical malien, notamment auprès de la jeunesse.
L’annonce de son décès s’est propagée très tôt dans la matinée sur les réseaux sociaux, provoquant une vague d’émotion parmi ses admirateurs, ses collègues artistes et plusieurs personnalités du monde culturel. Selon plusieurs témoignages, l’artiste aurait été victime d’un malaise avant d’être évacué à l’Hôpital du Mali, où son décès a été constaté.
La disparition de l’artiste est d’autant plus brutale que rien ne semblait présager une telle issue. Daba Coulibaly, influenceur et proche collaborateur de l’artiste, a confié avoir échangé avec lui la veille au soir au sujet d’un nouveau projet musical.
« J’ai discuté hier soir à 19 heures avec Ça me fait Farimaba d’un beat sur lequel il devait commencer à travailler aujourd’hui », a-t-il déclaré, précisant que le projet concernait l’homme d’affaires Barouni Gambi.
Au fil des années, Ça me fait Farimaba s’était imposé comme une voix originale du paysage culturel malien. À travers ses créations, il mêlait divertissement et rap, un mélange qui lui avait valu une popularité.
Avec sa disparition, le Mali perd un artiste atypique dont le talent et la proximité avec le public auront marqué toute une génération. Sur les réseaux sociaux, les hommages continuent d’affluer pour saluer la mémoire de celui que beaucoup considéraient comme l’un des artistes les plus authentiques.
Par ABK
