
Après trois ans de procédure, l’ancien maire central de Bamako, Adama Sangaré et huit coaccusés devront répondre ce lundi devant la justice du vaste imblioglio foncier de la zone aéroportuaire de Bamako-Sénou.
Ce lundi 12 octobre 2026, l’ex-maire centrale de Bamako, Adama Sangaré, comparaîtra devant la chambre criminelle du Pôle national économique et financier dans le dossier foncier. Il est poursuivi pour faux, usage de faux et atteinte aux biens publics de l’État.
D’après les informations recueillies, les huit autres personnes attendues à la barre sont : Souleymane Dagnon, Ibrahim Koïta, Daha Keïta, Dramane Traoré, Dramane Comagara, Sekou Keïta, Fatoumata Samassekou et Adam Aïché Traoré.
Ces huit personnes sont accusées soit d’atteinte aux biens publics soit de complicité d’atteinte aux biens publics. Elles sont entre autres anciens responsables communaux, représentants de l’administration territoriale, agents d’un service technique et promoteur immobilier.
Cette affaire porte sur différentes opérations foncières réalisées dans la zone aéroportuaire de Bamako-Senou. Plusieurs milliers d’hectares classés domaine public immobilier de l’État depuis 1999 auraient été concernés. Plusieurs opérations de morcellements et d’attributions de parcelles auraient notamment concerné les zones de Niamakoro, Kalabancoura, Sénou, Gouana et Sirakoro-Méguétana.
Selon les informations obtenues, le préjudice provisoirement retenu dans le dossier s’élève à 483,964 millions de FCFA. Ce montant serait lié aux dépenses supportées par l’État dans le cadre du recensement et de la démolition de constructions considérées comme illicites dans la zone aéroportuaire.
La juridiction devra notamment pencher sur la validité des actes, le rôle des différents intervenants et leur connaissance du statut juridique de la zone. Elle devra aussi déterminer si les faits relèvent d’irrégularités administratives ou constituent les infractions pénales retenues par l’accusation.
Il appartient donc à l’accusation et les défenses de confronter les arguments devant la chambre criminelle.
Balla Camara
