
Le Burkina Faso et la Libye ont affiché au cours d’une rencontre tenue ce 15 jancier leur volonté commune de redynamiser une coopération bilatérale longtemps marquée par des liens historiques d’amitié et de solidarité.
C’était lors d’une audience accordée par le ministre des Affaires étrangères, Son Excellence Karamoko Jean Marie Traoré, au Chargé d’Affaires de l’ambassade de Libye au Burkina Faso, le Dr Soultan Emad AA., en présence du ministre délégué, Mme Bêbgnansgna Stella Eldine Kabré/Kaboré.
Selon le diplomate libyen, la rencontre s’inscrivait dans une dynamique de revitalisation des relations entre les deux États, avec pour socle un dialogue politique permanent et pragmatique. « Nous devons travailler à préserver le dialogue et à consolider nos relations », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de traduire cette volonté politique en résultats concrets.
Au cœur des échanges, plusieurs secteurs prioritaires ont été identifiés, notamment l’économie, le commerce et le transport aérien. À ce titre, la partie libyenne a proposé l’ouverture d’une ligne aérienne directe Ouagadougou-Tripoli, présentée comme un levier majeur pour stimuler les échanges commerciaux, faciliter la mobilité des opérateurs économiques et renforcer l’intégration entre les deux pays.
Le chef de la diplomatie burkinabè a salué cette proposition et la démarche jugée « constructive » de la Libye. Il a réaffirmé l’engagement du Burkina Faso à maintenir un dialogue continu et à travailler étroitement avec les autorités libyennes pour donner un nouveau souffle à la coopération bilatérale. « Il existe un fort potentiel à exploiter et nous devons œuvrer dans ce sens », a-t-il soutenu.
Au-delà des aspects économiques, l’audience a également été marquée par un rappel de la dimension idéologique et historique des relations entre Ouagadougou et Tripoli. Les deux parties ont évoqué la portée de la lutte révolutionnaire menée par l’ancien guide libyen, Mouammar Kadhafi, pour la souveraineté et la libération de l’Afrique, estimant que sa disparition constitue une perte majeure pour le continent.
Dans le même esprit, elles ont salué la vision souverainiste portée par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, et insisté sur la nécessité de protéger les leaders révolutionnaires africains face aux pressions et aux influences impérialistes.
Lamine BAGAYOGO
