
À Bamako, la bataille contre l’insécurité ne se joue pas uniquement sur le terrain militaire. Elle se mène aussi dans l’espace numérique et médiatique, où les autorités dénoncent une multiplication de fausses informations visant à fragiliser la confiance des populations.
Lors d’une récente rencontre avec la presse, le Colonel-major Souleymane Dembélé, porte-parole de l’armée via la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA), a fermement rejeté des rumeurs évoquant une supposée libération de combattants terroristes par les autorités maliennes.
Selon lui, ces allégations relèvent d’une stratégie de désinformation. Il évoque une campagne coordonnée destinée à semer le doute dans l’opinion publique et à porter atteinte à l’image des forces armées. « Ce sont des informations sans fondement, construites pour manipuler », a-t-il insisté en substance.
Sur le plan sécuritaire, l’armée se veut rassurante. Elle affirme maintenir la pression sur les groupes armés à travers des opérations continues sur l’ensemble du territoire. Les dispositifs de sécurisation, notamment les escortes sur les grands axes routiers, auraient permis de limiter les attaques et de garantir, dans une certaine mesure, la circulation des biens essentiels.
Par ailleurs, cette sortie médiatique met en lumière un enjeu plus large : celui de la guerre informationnelle dans le contexte sahélien. Pour les autorités militaires, la diffusion de fausses nouvelles peut avoir des conséquences aussi graves que certaines actions sur le terrain, en alimentant la peur et la méfiance.
Dans cette dynamique, le responsable militaire a également lancé un appel à une mobilisation régionale. Il estime que la lutte contre le terrorisme ne peut être efficace sans une implication réelle de tous les pays concernés. L’absence d’engagement coordonné pourrait, selon lui, offrir un terrain favorable à l’expansion des groupes armés.
Ainsi, entre opérations militaires et bataille de communication, le Mali fait face à un double défi : sécuriser son territoire tout en protégeant l’espace informationnel des manipulations susceptibles de déstabiliser davantage le pays.
La rédaction
