
À travers une cérémonie officielle présidée par le ministre d’État en charge de l’Économie et des Finances, tenue ce 3 avril, le Mali a franchi une étape importante dans la lutte contre la criminalité financière.
Cette avancée a été marquée par le lancement officiel de l’Évaluation nationale des risques (ENR) liés au blanchiment de capitaux, au financement du terrorisme et à la prolifération des armes de destruction massive. La cérémonie s’est tenue au Centre international de conférences de Bamako (CICB).
L’événement a enregistré la présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment ceux en charge de la Justice, de la Sécurité, de l’Éducation nationale et de l’Urbanisme, ainsi que du secrétaire général du ministère de la Défense. Des partenaires techniques, ainsi que des experts nationaux et internationaux, ont également pris part à cette rencontre, démontrant l’importance stratégique de cette initiative pour le Mali.
Selon les organisateurs, l’ENR vise à identifier, analyser et hiérarchiser les principaux risques financiers auxquels le pays est confronté. Elle permettra ainsi d’orienter des politiques publiques plus ciblées et efficaces pour lutter contre les flux financiers illicites.
« Cet exercice contribuera également à aligner le dispositif national sur les standards internationaux établis par le Groupe d’action financière (GAFI) », ont ajouté les autorités maliennes.
Au-delà de son caractère technique, cette initiative s’inscrit dans une démarche de gouvernance stratégique. Les autorités entendent renforcer la transparence, consolider la sécurité économique et préserver la souveraineté nationale. Pour le Mali, anticiper ces risques apparaît désormais comme un levier essentiel pour garantir un développement durable et sécurisé.
Lamine BAGAYOGO
