
Pour édifier la presse malienne sur la situation du pays, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration a organisé un point de presse ce 11 mai 2026 à la Maison de la Presse de Bamako.
Au cours de cette rencontre, le département de la Communication a invité l’ensemble de la presse malienne ainsi que les acteurs des réseaux sociaux à adopter un espace médiatique responsable.Prenant la parole, le ministre Alhamdou Ag Ilyène est revenu sur les événements du 25 avril 2026, qui ont coûté la vie à plusieurs personnes et causé d’innombrables dégâts. Selon lui, ces événements s’inscrivent dans une dynamique visant à déstabiliser les pays qui ont choisi de se soustraire à toute forme de tutelle. Le Mali et les pays de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel poursuivront la consolidation de leur souveraineté et s’opposeront à toute forme de tutelle imposée, a-t-il ajouté. Il a également souligné que la forte mobilisation observée témoigne de l’attachement de la presse aux valeurs de patriotisme, de responsabilité et de défense des intérêts supérieurs de la Nation.Selon lui, ces attaques s’inscrivent dans la continuité des nombreuses pressions, tentatives de déstabilisation et campagnes de manipulation auxquelles le Mali et les pays de l’AES font face depuis leur engagement en faveur de la refondation de leur gouvernance, dans le respect de leur souveraineté.
Le Mali et les États de l’AES ont fait un choix assumé; le respect de leur souveraineté, la liberté dans le choix de leurs partenariats, la défense de leurs intérêts stratégiques et la promotion prioritaire de l’intérêt général de leurs populations.
Ce choix souverain implique, selon lui, des réformes profondes destinées à garantir une meilleure maîtrise des ressources nationales et une répartition plus équitable des richesses au profit des populations.
« C’est dans cette dynamique que le gouvernement a engagé d’importantes réformes dans le secteur minier, notamment à travers l’augmentation de la participation de l’État dans les ressources minières, passée de 10 % à 35 %, afin de permettre au peuple malien de bénéficier davantage de ses richesses naturelles », a précisé le ministre.Il a également rassuré l’ensemble des acteurs du secteur de la communication ainsi que les populations, en affirmant que le gouvernement a pris toutes les dispositions nécessaires pour faire face à toute éventualité et assurer la stabilité du pays, l’ordre public et la sécurité des citoyens.
Les services compétents restent pleinement mobilisés afin de protéger les institutions de la République, garantir la continuité de l’État et préserver les intérêts fondamentaux de la Nation.
Dans le contexte actuel, marqué par d’importants défis sécuritaires, informationnels et sociaux, le rôle des acteurs de la communication demeure essentiel pour la stabilité du pays, la cohésion nationale et l’unité nationale. Il a, à cet effet, il a réaffirmé la volonté du gouvernement de maintenir un dialogue permanent, constructif et responsable avec les organisations représentatives du secteur.Face aux campagnes de désinformation, aux manipulations et aux tentatives de déstabilisation, il a insisté sur la nécessité de préserver un espace médiatique responsable, apaisé et engagé dans la défense des intérêts supérieurs de la Nation.Le gouvernement demeure disponible à travailler avec les associations, faîtières et syndicats du secteur afin de renforcer le dialogue et la concertation, de préserver la liberté d’informer dans le respect des lois et de l’éthique, et de protéger la cohésion sociale.Les présidents des faîtières, pour leur part, ont remercié les initiateurs pour l’organisation de cette rencontre. Selon eux, il est nécessaire de déconstruire le narratif des informations provenant des médias étrangers. Ils ont également souligné la faiblesse des capacités des médias sociaux maliens face aux grands médias internationaux. À ce titre, ils ont invité l’État à mieux outiller les médias nationaux. Ils ont également demandé aux autorités, à travers le ministère de tutelle, de rendre l’information plus accessible afin de mieux informer les populations, tout en sollicitant un accompagnement financier de l’État.Lamine BAGAYOGO
