
L’enseignante-chercheure à l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako (USTTB), Rokia Sanogo, a été placée sous mandat de dépôt dans le cadre d’une enquête judiciaire portant sur une gestion présumée irrégulière de l’Institut national de recherche en santé publique (INRSP).
L’information a été rapportée par le journaliste Issiaka Tamboura, selon qui un magistrat du Pôle national économique et financier a ordonné, vendredi dernier, le placement en détention préventive de l’universitaire à la Maison d’arrêt de Bollé.
La mise en cause, qui bénéficie de la présomption d’innocence, est inculpée pour « faux et usage de faux » dans le cadre des investigations en cours.
Cette affaire suscite déjà des réactions au sein du monde universitaire. Dans un communiqué, le Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP), à travers son comité FMOS-PHAPH, affirme suivre avec attention l’évolution du dossier afin de mieux comprendre « les circonstances et les motifs de cette arrestation ».
Le Comité exécutif national du syndicat a également exprimé sa solidarité à l’endroit de sa collègue et formulé le souhait d’« un dénouement rapide et heureux de cette situation ».
Par ABK
