
La remise de kits d’auto-emploi et d’attestations de formation à 115 artisans maliens marque une nouvelle étape dans la volonté des autorités de faire de la formation professionnelle un véritable levier d’insertion économique. Présidant la cérémonie le mardi 21 juillet 2026, la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a insisté sur la nécessité de passer de la formation à l’installation effective des bénéficiaires dans leurs métiers.
Organisée dans le cadre du partenariat entre l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et l’Assemblée permanente des Chambres des métiers du Mali (APCMM), la cérémonie a réuni plusieurs personnalités, notamment le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, les responsables de l’ANPE et de l’APCMM ainsi que les artisans bénéficiaires.
Au-delà d’une simple remise d’équipements et d’attestations, la ministre Oumou Sall Seck a présenté cette initiative comme une traduction concrète de la politique gouvernementale en faveur de la valorisation des compétences et de la promotion de l’entrepreneuriat. Pour elle, l’objectif est de permettre aux citoyens formés de devenir des acteurs économiques capables de créer de la richesse et des emplois.
« Cette cérémonie va bien au-delà d’une simple remise d’équipements et d’attestations. Elle traduit une vision : celle d’un Mali qui investit dans les compétences de ses citoyens, valorise le savoir-faire de ses artisans et fait de l’entrepreneuriat un véritable moteur de développement économique et de création d’emplois », a déclaré la ministre.
Elle a rappelé que l’artisanat demeure l’un des principaux pourvoyeurs d’emplois au Mali. Selon elle, l’accompagnement des artisans constitue un investissement stratégique pour renforcer le tissu économique national et contribuer durablement à la réduction du chômage.
S’inscrivant dans la vision des plus hautes autorités, sous l’impulsion du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, et sous la conduite du Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, le département de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle oriente désormais ses actions vers les secteurs à fort potentiel de création d’emplois.
Le photovoltaïque, la transformation agroalimentaire, la boulangerie, la pâtisserie et plusieurs autres activités génératrices de revenus figurent parmi les filières prioritaires ciblées par cette politique d’accompagnement.
Pour la ministre, la formation professionnelle doit désormais être accompagnée d’un soutien matériel permettant aux bénéficiaires de démarrer immédiatement leurs activités.
« Aujourd’hui, former ne suffit plus. Il faut permettre aux bénéficiaires de s’installer immédiatement à leur propre compte, de produire, d’innover et de vivre dignement de leur métier. C’est tout le sens des kits d’auto-emploi que nous vous remettons aujourd’hui », a-t-elle expliqué.
Prenant la parole, le ministre Mamou Daffé a salué l’engagement de sa collègue Oumou Sall Seck dans la promotion de l’entrepreneuriat et l’accompagnement des artisans maliens. Il a souligné que cette initiative permet aux bénéficiaires d’acquérir des compétences tout en disposant d’équipements nécessaires pour exercer leurs métiers.
De son côté, le président de l’APCMM, Mamadou Minkoro Traoré, a estimé que cette dotation confirme la volonté des autorités de faire de l’artisanat un véritable levier de croissance économique. Il a salué le partenariat avec l’ANPE et indiqué que les équipements remis, d’une valeur de plus de dix millions de francs CFA, permettront de renforcer les capacités techniques et entrepreneuriales des artisans.
Il a également invité les bénéficiaires à faire bon usage des matériels reçus afin de transformer cette opportunité en activités économiques durables.
Au nom des bénéficiaires, Youssouf Diané a exprimé sa reconnaissance aux autorités et aux structures partenaires pour cet accompagnement. Il a assuré que les équipements seront utilisés à bon escient pour développer leurs activités dans les domaines du photovoltaïque, de la boulangerie, de la pâtisserie et d’autres métiers.
À travers cette initiative, les autorités ambitionnent de faire de la formation professionnelle un véritable tremplin vers l’autonomie économique, en permettant aux artisans maliens non seulement d’exercer leur savoir-faire, mais aussi de devenir des créateurs d’emplois.
Par Abdrahamane Baba Kouyaté
