
Dans un contexte international marqué par de profondes recompositions géopolitiques, ce 13 décembre 2025 à Rabat, le Mali, à travers le président de son Conseil national de Transition (CNT), le général de corps d’armée Malick Diaw, a réaffirmé sa volonté de jouer un rôle actif et souverain sur la scène parlementaire régionale et internationale.
C’est le message fort délivré par le président du CNT lors de la 3ᵉ Conférence des présidents d’Assemblées législatives, placée sous le thème : « Leadership législatif et diplomatie parlementaire dans un ordre mondial en mutation ».
Prenant la parole devant ses homologues, le président du CNT a rappelé l’ancienneté et la solidité des relations de coopération entre les peuples malien et marocain, notamment dans les domaines culturel, religieux et institutionnel. Une dynamique renforcée par les visites bilatérales de haut niveau et par la formation de qualité offerte aux imams maliens à l’Institut Mohammed VI de Rabat depuis 2013.
Sur le plan national, le Mali poursuit son processus de refondation engagé à l’issue des concertations nationales et des Assises de la Refondation. Installé le 5 décembre 2020, le Conseil national de Transition joue un rôle central dans la consolidation du système de gouvernance, en assurant la caution législative et la légitimité des réformes en cours.
Au-delà de sa mission législative, le CNT s’est illustré par une diplomatie parlementaire active. Cette action a permis au Mali de renouer le dialogue avec les peuples et les institutions parlementaires du monde, après les sanctions jugées illégales, illégitimes et inhumaines de la CEDEAO.
Selon le président Diaw, le pays participe désormais à de nombreuses rencontres interparlementaires, contribuant au raffermissement des relations bilatérales aux niveaux sous-régional, régional et international. Il a rappelé que cette diplomatie repose sur trois principes fondamentaux : le respect de la souveraineté du Mali, le respect de ses choix stratégiques et la défense des intérêts vitaux du peuple malien. Aujourd’hui, a-t-il poursuivi, le CNT compte plus d’une vingtaine de groupes d’amitié et de réseaux interparlementaires, devenus de véritables leviers de coopération.
Un tournant majeur a également été souligné avec la création, le 6 juillet 2024 à Niamey, de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), réunissant le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Dans cette dynamique, une réunion des parlementaires et experts des trois pays a jeté les bases des futures sessions confédérales des parlements de l’AES, prévues à Ouagadougou du 9 au 16 août 2025, a rappelé le président du CNT.
Selon lui, ces sessions visent un repositionnement stratégique commun sur les scènes régionale et internationale, ainsi que le développement de partenariats souverains avec les pays respectueux des principes de gouvernance des États membres de l’AES.
Enfin, le président malien de l’organe législatif a dénoncé avec fermeté le soutien direct ou indirect de certains pays au terrorisme au Sahel, appelant la communauté internationale à condamner ces pratiques contraires au droit international. Face au terrorisme économique, médiatique et sécuritaire, les peuples de l’AES espèrent un accompagnement sincère des pays frères et amis afin que la vérité et la paix triomphent pour le bien de l’humanité, a conclu le général Malick Diaw.
Lamine BAGAYOGO
