
Le 1er octobre 2025 marquait la rentrée scolaire au Mali. À l’école fondamentale Ismaila Diawara C de Quizanbougou, l’ambiance était tendue. De nombreux élèves, accompagnés de leurs parents, étaient présents pour la reprise. Mais les enseignants, eux, ont décidé de ne pas reprendre les cours.
Cette décision fait suite à la suspension des salaires de plus de 36 000 fonctionnaires non enregistrés dans le Système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH). Plusieurs syndicats régionaux avaient annoncé un arrêt de travail jusqu’au paiement intégral des salaires concernés.
À l’école fondamentale Ismaila Diawara C, les enseignants ont respecté cette consigne et n’ont pas assuré la rentrée. Ils disent agir par solidarité avec leurs collègues privés de salaire.
Le directeur de l’école, Sidiki Mallé, explique : « La décision ne dépend pas des enseignants mais du ministère. Nous attendons le paiement des salaires pour commencer. »
Parmi les parents, l’inquiétude grandit. Astan Doucouré, mère d’élève, espère une issue rapide : « S’ils arrivent à s’entendre et à commencer à enseigner, ce serait une bonne chose. »
Alors que la rentrée officielle était prévue ce 1er octobre par le ministère et la synergie des syndicats de l’éducation, plusieurs régions ont connu des arrêts de travail liés à la crise des salaires.
Mariam Sissoko, stagiaire
