
Le Mali enregistre, en cette saison hivernale, 44 cas d’inondation, 10 cas de foudre et 4 cas de vent violent, pour un total de 20 574 personnes sinistrées dont 24 morts et 1 237 maisons effondrées. Ce bilan a été communiqué par le Comité technique du Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes (CECOGEC) lors de sa rencontre traditionnelle du 2 octobre 2025.
Réuni au Centre de coordination et de gestion des crises, le Comité a fait le point sur la situation des inondations au Mali, coordonné les interventions en cours et planifié les actions futures. Depuis le début de l’hivernage, la situation cumulée fait état de 44 inondations, 10 cas de foudre et 4 cas de vent violent. Ces événements ont causé 24 pertes en vies humaines, 35 blessés et l’effondrement de 1 237 maisons. Au total, 2 680 ménages, soit 20 574 personnes, ont été touchés.
Face à ce drame, le gouvernement a présenté ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées et a souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Il a réaffirmé être à pied d’œuvre pour apporter assistance aux populations affectées.
Afin de minimiser les conséquences des inondations, plusieurs actions sont en cours, selon le Comité. Il s’agit notamment de la poursuite des travaux de libération des servitudes et lits des marigots du District de Bamako, en particulier au marigot de Kalaban Coura et ses embranchements ; de la mobilisation des brigadiers citoyens et des volontaires dans le cadre du projet « Les Mois citoyens » ; de la diffusion de messages de sensibilisation à travers les radios, la télévision, la presse écrite et l’application digitale SOS Sécurité.
Le Comité a également souligné que la saison des pluies 2025 suit son cours normal sur l’ensemble du pays. Elle reste marquée par des activités pluvio-orageuses d’intensité faible à modérée, à l’exception du Nord des régions de Tombouctou, Taoudéni et Kidal. Toutefois, une baisse d’intensité a été observée par endroits, même si des pluies abondantes peuvent encore survenir localement. La vigilance demeure nécessaire, car les risques d’inondation persistent.
Sur le plan hydrologique, la montée du niveau d’eau se poursuit dans tous les cours d’eau du Mali, avec des fluctuations liées aux fortes pluviométries enregistrées dans les hauts bassins du Niger, du Sénégal et du Bani. Des lâchers d’eau sont en cours au barrage de Manantali.
À la date du 1er octobre 2025, des risques modérés de débordement persistent, notamment dans les marigots naturels de Bamako, où des crues éclairs peuvent survenir. Par ailleurs, les seuils d’alerte des stations hydrologiques de Bamako et Kayes ont été dépassés respectivement de 10 cm et 3 cm.
Lamine BAGAYOGO
