
Face à la pénurie de carburant qui paralyse le pays, les Maliens se tournent massivement vers une alternative : le vélo. Mais cette solution de secours devient à son tour un luxe.
Dans plusieurs marchés de Bamako, le prix des bicyclettes s’envole. « 125 000 F CFA, c’est le prix qu’un commerçant vient de me proposer pour un simple vélo. Il a refusé mes 50 000 F CFA », raconte un citoyen, exaspéré après plusieurs jours sans pouvoir utiliser sa moto.
Cette flambée des prix illustre les effets collatéraux de la crise énergétique, mais aussi les pratiques spéculatives de certains commerçants qui profitent de la situation. En attendant un retour à la normale dans l’approvisionnement en carburant, le vélo jadis symbole de simplicité est devenu un objet de convoitise et de frustration.
Abdrahamane Baba Kouyaté
