
Élu récemment à la tête de l’Union des anciens footballeurs du Mali (UNAFOM), Cheick Fantamady Diallo incarne un choix de raison et de passion. À 70 ans passés, l’ancien international malien revient sous les projecteurs non pas pour enfiler les crampons, mais pour insuffler une nouvelle dynamique à une structure souvent en quête de repères.
Une légende du football malien et français
Cheick Diallo n’est pas un inconnu pour les amoureux du ballon rond. Formé au Stade Malien de Bamako, il s’est rapidement imposé comme un avant-centre redoutable, avant d’exporter son talent en France dans les années 1970 et 1980. De Troyes à Lorient, en passant par le FC Metz, il a marqué les esprits et surtout les filets. À chaque étape de son parcours professionnel, il a été sacré meilleur buteur de son club, preuve d’une régularité hors norme.
Son jubilé, organisé en décembre 1983 à Bamako, reste gravé dans les mémoires. Aux côtés de figures marquantes comme le gardien troyen Guy Formici, cet hommage avait réuni les grandes figures du football de l’époque pour saluer la carrière exceptionnelle d’un attaquant au flair inégalé.
Un leadership forgé sur l’expérience
Son élection à la présidence de l’UNAFOM n’est pas le fruit du hasard. Cheick Diallo, au-delà de son passé de footballeur, connaît les réalités du terrain et les défis auxquels font face les anciens joueurs. Son parcours en Europe, ses expériences humaines et sportives, son humilité, en font un interlocuteur crédible et respecté. Il incarne cette passerelle entre les générations, entre la nostalgie des temps forts du football malien et les nécessités d’une structuration moderne pour les anciens.
ABK
