
À l’occasion du 19 novembre, date marquant le renversement du président Modibo Keïta en 1968, l’Association Les Héritiers du Président Modibo Keïta a publié un communiqué dans lequel elle condamne une nouvelle fois le coup d’État ayant mis fin au premier régime malien. Pour ses membres, cet épisode demeure « l’une des pages les plus sombres » de l’histoire nationale.
Dans leur déclaration, rendue publique ce 19 novembre 2025 à Bamako, les responsables de l’association estiment que l’arrestation du président Modibo Keïta et de ses collaborateurs par « des militaires au service des forces de l’impérialisme » a interrompu une trajectoire de construction nationale encore fragile. Ils affirment que les conséquences de ce coup de force continuent d’influencer la vie politique et sociale du pays.
L’association, présidée par Mohamed Sangaré, réaffirme son engagement à préserver « la conscience collective de l’histoire nationale » et à honorer l’héritage des figures de l’indépendance. Les Héritiers de Modibo Keïta appellent également à une refondation du Mali fondée sur les principes du panafricanisme, de la souveraineté et de la défense des idéaux portés par le premier chef de l’État.
« Nous travaillerons sans relâche pour que la nation malienne continue de résonner comme un gong sur la scène internationale », conclut le communiqué, qui rappelle la volonté de l’association de voir le Mali demeurer « un et indivisible ».
Par ABK
