
Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a tenu ce jeudi 20 novembre 2025 une importante séance de travail avec une délégation des Nations Unies conduite par Leonardo Santos Simão, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel.
Le Coordonnateur résident par intérim du Système des Nations Unies au Mali a également pris part à la rencontre.
Cette visite s’inscrit dans une dynamique de coopération renforcée entre le Mali et l’ONU, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, économiques et humanitaires à la fois nationaux, régionaux et mondiaux.
Au cours des échanges, le ministre Diop a dressé un bilan détaillé de la situation du pays, soulignant les efforts entrepris par les autorités pour répondre de manière urgente et globale aux menaces auxquelles le Mali fait face. Il a notamment évoqué la lutte contre un « terrorisme sponsorisé », appuyé selon lui par des moyens armés, économiques et médiatiques.
Le patron de la diplomatie malienne a rappelé l’évolution significative des Forces armées maliennes, passées d’une posture de dépendance opérationnelle à une autonomie renforcée. Il a qualifié les forces de défense et de sécurité de « rempart » pour la pacification de l’espace confédéral, où opèrent également les Forces de défense de la Confédération AES, et pour la stabilité de la sous-région.
M.Diop n’a pas oublié également de dénoncer une « synchronisation » entre perturbations économiques et campagnes médiatiques hostiles menées, selon lui, par certains médias étrangers. Il a mis en avant les actions menées par les autorités de la Transition pour répondre aux besoins essentiels des populations et pour tirer des leçons de la crise conjoncturelle, afin de renforcer durablement la résilience nationale.
Au cours de l’audience, les discussions ont aussi porté sur la Charte nationale pour la paix et la réconciliation, considérée par le gouvernement comme le seul document de référence en matière de paix au Mali. La coopération sous-régionale, la prise en compte de la dimension « Confédération AES » dans le dialogue avec l’ONU, ainsi que les programmes menés par les agences onusiennes au bénéfice des populations ont également été abordés.
Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des échanges politiques réguliers entre Bamako et les Nations Unies, dans un contexte où les deux partenaires cherchent à consolider un cadre de collaboration stable et efficace.
Lamine BAGAYOGO
