
Hamidou Doumbia, secrétaire politique de l’ex-parti Yéléma, a publié ce 10 décembre, une tribune sur le panafricanisme, estimant que certaines interprétations contemporaines s’écartent de ses objectifs originels. Selon lui, le mouvement initié par des leaders africains dans les années 1960 visait à promouvoir l’unité, la souveraineté et le développement du continent, et ne devait pas être utilisé comme instrument politique ou idéologique pour restreindre les libertés.
La tribune rappelle le rôle de Kwame Nkrumah dans la création de l’Organisation de l’Unité Africaine en 1963 et sa vision d’une Afrique unie pour renforcer la coopération économique, sociale et politique. Nkrumah avait proposé des mesures concrètes telles qu’une défense commune, une diplomatie coordonnée, une nationalité africaine et une monnaie unique pour favoriser l’intégration et la fédération des États africains.
Doumbia souligne également les contributions intellectuelles de Cheikh Anta Diop, qui défendait dès 1960 la mise en place d’un cadre fédéral pour favoriser le développement du continent. Selon lui, l’unité africaine et la fédération doivent rester des objectifs centraux du panafricanisme, tandis que son utilisation politique actuelle nécessite une approche respectueuse de ses principes fondateurs.
Par Abdrahamane Baba Kouyaté
