
Le Général de Division Oumar Diarra, Chef d’État-major général des armées (CEMGA), a fait le point sur la situation sécuritaire du Mali lors d’une récente émission télévisée nationale. Selon lui, les groupes armés terroristes (GAT) sont en net recul, victimes de frappes ciblées menées par les Forces Armées Maliennes (FAMa), et privilégient désormais des attaques indirectes comme la pose de mines ou l’utilisation de drones, tentatives qualifiées de désespérées par le CEMGA.
« Les citernes et infrastructures attaquées reviennent aujourd’hui à leur usage normal parce que nous avons frappé les terroristes et libéré le terrain », a expliqué le Général Diarra, ajoutant que les attaques contre les civils et les biens diminuent, preuve selon lui de l’affaiblissement des groupes armés. Le CEMGA a souligné que les tactiques terroristes évoluent : drones kamikazes, engins explosifs improvisés et raids coordonnés ont été neutralisés par les forces maliennes grâce à une stratégie de combat bien rodée.
Le Général a également insisté sur le moral élevé des troupes, renforcé par le soutien du Président de la Transition et l’équipement moderne fourni aux soldats, ainsi que par les recrutements et formations en cours. Selon lui, cette dynamique a permis de prendre le dessus sur les terroristes, qui se replient sur certaines zones, en particulier aux frontières avec le Niger et le Burkina Faso.
Concernant la coopération régionale, le CEMGA a affirmé que le Mali, le Burkina Faso et le Niger partagent une vision commune de la lutte contre le terrorisme. Les opérations menées conjointement, y compris via l’utilisation de drones et la coordination des États-majors, ont permis de neutraliser de nombreux éléments terroristes et de transformer certaines zones en véritables zones hostiles pour les groupes armés. Le Général a toutefois précisé que des écarts de perception sur les ennemis à combattre existent avec certains pays voisins, ce qui justifie le retrait temporaire du Mali de certaines structures multilatérales.
Enfin, sur le respect des droits de l’Homme, le Général Diarra a affirmé que l’armée malienne mène ses opérations dans le cadre du droit international et que tout abus dénoncé fait l’objet d’enquêtes rigoureuses, avec sanctions à l’appui. Selon lui, un travail colossal a été accompli ces cinq dernières années pour concilier efficacité militaire et respect des droits fondamentaux.
ABK
