
La Gendarmerie nationale a annoncé l’interpellation de douze hommes de nationalité sénégalaise par la Brigade de Recherches de Keur Massar, dans le cadre d’une enquête portant sur des faits d’association de malfaiteurs, d’actes contre nature, de transmission volontaire du VIH sida et de mise en danger de la vie d’autrui.
Selon un communiqué officiel, l’affaire a été déclenchée à la suite de renseignements faisant état des agissements d’un homme séropositif qui poursuivait, en toute connaissance de cause, des relations sexuelles non protégées avec d’autres hommes. Les investigations menées ont conduit à son arrestation le 4 février 2026.
Soumis à un test de dépistage sur réquisition médicale, le principal mis en cause a été déclaré porteur du VIH. Lors de son audition, il a reconnu être conscient de son statut sérologique et a admis avoir volontairement exposé plusieurs partenaires au risque de contamination, notamment par le biais de groupes de discussion sur WhatsApp.
Toujours selon la Gendarmerie, deux de ses partenaires interpellés le même jour ont également déclaré être informés de leur séropositivité, tout en reconnaissant avoir entretenu des relations sexuelles non protégées avec d’autres partenaires masculins.
La poursuite des investigations a permis l’arrestation de cinq autres individus le 5 février, puis de quatre supplémentaires le 6 février 2026, portant à douze le nombre total de personnes interpellées. Les douze mis en cause seraient tous des hommes ayant entretenu des relations homosexuelles, d’après les éléments communiqués par les enquêteurs. Parmi eux figurerait notamment un animateur de télévision et artiste connu du public, dont l’identité n’a pas été révélée à ce stade de la procédure.
Les tests de dépistage réalisés indiquent que six des personnes interpellées ont été déclarées séropositives, deux sont en attente de confirmation médicale, tandis que quatre ont été déclarées séronégatives.
La Gendarmerie nationale précise que l’enquête se poursuit afin d’identifier l’ensemble du réseau et de situer toutes les responsabilités. Elle souligne également la gravité des faits reprochés, qui relèvent à la fois du droit pénal et de la protection de la santé publique.
Par Djibrilla Touré
