
Suite à la condamnation de Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal L’Alternance, par le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, l’Association des Éditeurs de Presse Privée (ASSEP) exhorte les autorités à faire preuve de discernement dans la gestion des affaires liées à la presse.
Dans un communiqué publié ce lundi, l’organisation se dit « profondément indignée » par cette décision judiciaire, tout en mettant l’accent sur la nécessité de préserver un environnement propice à l’exercice du métier de journaliste. Pour l’ASSEP, au-delà du cas individuel, cette affaire soulève des préoccupations majeures quant au respect des libertés fondamentales.
L’association invite ainsi les autorités compétentes à garantir un cadre juridique et institutionnel favorable à une presse libre et responsable. Elle insiste sur le fait que les médias jouent un rôle essentiel dans l’information des citoyens, le débat public et le renforcement de la démocratie.
Tout en dénonçant une décision qu’elle juge préoccupante, l’ASSEP met en garde contre les conséquences d’un tel précédent sur l’ensemble du paysage médiatique malien, déjà confronté à de multiples difficultés.
Dans ce contexte, l’organisation appelle également ses membres à rester unis et mobilisés, afin de défendre les acquis démocratiques et la liberté d’informer.
Réaffirmant son engagement en faveur d’une presse indépendante, l’ASSEP souligne que seule une approche équilibrée et mesurée des autorités permettra de préserver l’équilibre entre régulation et liberté d’expression.
A noter que Youssouf Sissoko, a été condamné ce lundi 23 mars par le Tribunal du pôle national de lutte contre la Cybercriminalité à 2 ans ferme et au paiement d’un million de francs en guise de dommages et d’intérêts.
Par Abdrahamane Baba Kouyaté
