
À l’occasion de la première session ordinaire du Conseil d’administration du Fonds de Solidarité pour la Presse Malienne (FONSOPRESS), tenue ce samedi 11 avril 2026 à la Maison de la presse, le président du Conseil d’administration, Sékou Tamboura, a livré un discours marqué par un appel à l’engagement collectif en faveur d’un secteur médiatique plus résilient.
Dès l’entame de son intervention, il a salué la mobilisation et l’implication des administrateurs, soulignant que leur engagement contribue à faire avancer l’organisation « avec sérieux, crédibilité et détermination ».
Créé en mai 2025, le FONSOPRESS est né, selon lui, d’un besoin urgent de soutenir et de protéger la presse malienne. Dans un contexte marqué par la désinformation et les défis structurels du secteur, il a rappelé le rôle central des médias dans la veille démocratique et l’éducation citoyenne.
« Nous avons choisi de bâtir un mécanisme durable de solidarité pour répondre collectivement aux difficultés qui fragilisent notre profession », a-t-il indiqué, insistant sur le caractère endogène de cette initiative portée par les professionnels eux-mêmes.
Le président du Conseil d’administration a également mis en avant les ambitions du fonds, notamment l’amélioration des conditions de vie et de travail des acteurs de la presse, la réduction de la précarité dans le métier, ainsi que le renforcement de la résilience du secteur face aux multiples vulnérabilités.
Moins d’un an après son lancement, Sékou Tamboura s’est félicité des progrès enregistrés, tout en reconnaissant les défis liés à la phase de démarrage. « Des résultats concrets ont été obtenus, mais ils restent insuffisants au regard des attentes du secteur », a-t-il admis.
Il a ainsi souligné l’importance de cette session, destinée à faire le point sur les acquis, analyser les difficultés et définir les grandes orientations pour l’année 2026. Parmi les priorités annoncées figurent le renforcement des mécanismes d’appui et de solidarité, l’amélioration de la gouvernance, ainsi que le développement des capacités des professionnels des médias.
Le suivi et l’évaluation des actions seront également au cœur des préoccupations, dans une optique de transparence, de performance et d’impact.
Pour Sékou Tamboura, le FONSOPRESS porte une responsabilité majeure : contribuer à l’émergence d’une presse « plus libre, plus responsable, plus professionnelle et plus résiliente » au Mali. Une mission qui, selon lui, exige rigueur, transparence et sens élevé du service public.
Par Abdrahamane Baba Kouyaté
