
À quelques jours du coup d’envoi de la 12e édition du Tour cycliste international du Mali, prévue du 14 au 18 avril 2026, le ton est donné. À Bamako, dans la salle de conférence du département des Sports, autorités, organisateurs et acteurs du cyclisme ont officiellement lancé les préparatifs d’un événement qui s’impose progressivement comme un rendez-vous majeur du calendrier sportif national.
La rencontre était présidée par Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, ministre de la Jeunesse et des Sports, aux côtés de Sidy Bakayoko, président de la Fédération malienne de cyclisme, et de Djibril Dramé, président de la commission nationale d’organisation.
Dans une ambiance marquée par l’optimisme et l’engagement, Sidy Bakayoko a rappelé la portée stratégique de la compétition. Selon lui, le Tour du Mali constitue une vitrine pour « vendre la stabilité du pays » et promouvoir son image à l’international. Il a invité les Maliens à se mobiliser massivement pour faire de cette édition un succès, tout en saluant l’accompagnement des partenaires.
Sur le plan sportif, le Mali sera représenté par trois équipes : l’équipe nationale, Kénédougou et le District de Bamako. Parmi les coureurs à suivre, on retrouve entre autres Yaya Diallo, Tiémoko Diamouténé et Fidèle Cissé, appelés à défendre les couleurs nationales face à des délégations venues de plusieurs pays africains et d’ailleurs.
Mais au-delà de l’enjeu sportif, c’est surtout le message porté par les autorités qui retient l’attention. Prenant la parole, le ministre Abdoul Kassim Ibrahim Fomba a salué le sérieux de l’organisation et la montée en puissance du cyclisme malien. « Chaque fois que le cyclisme malien organise une activité, cela se fait avec beaucoup de rigueur », a-t-il souligné.
Comparant l’évolution de la compétition à d’autres références africaines, il a estimé que le Tour du Mali gagne progressivement en notoriété sur la scène continentale. Pour lui, les cyclistes maliens sont aujourd’hui de véritables ambassadeurs : « Ils portent l’image du Mali à l’extérieur à travers le maillot national ».
Le ministre a insisté sur le rôle du sport comme levier d’unité et de rayonnement. Il a encouragé les coureurs à faire preuve d’abnégation et de fair-play, tout en exprimant l’espoir de voir le Mali briller lors de cette édition.
Abdoul Kassim Ibrahim Fomba a également proposé l’organisation de journées portes ouvertes afin de mieux faire connaître la discipline au grand public et de démontrer qu’elle est accessible à tous. Un appel qu’il a accompagné d’une invite aux partenaires à soutenir davantage le développement du cyclisme au Mali.
Placée sous le signe de la paix et de la cohésion sociale, cette 12e édition du Tour du Mali se veut ainsi porteuse d’un message fort : celui d’un pays qui, à travers le sport, continue de construire son image, de renforcer son unité et d’affirmer sa présence sur la scène internationale.
Par Abdrahamane Baba Kouyaté
