
À Ansongo, retrouver la vue n’est plus un privilège réservé à ceux qui peuvent voyager loin et payer cher. Ce vendredi 09 janvier 2026, au CSREF d’Ansongo, le district sanitaire a lancé le deuxième cycle de la chirurgie de la cataracte, une opération médicale qui change bien plus que la vision des patients : elle redonne de l’autonomie, de la dignité et de l’espoir.
Longtemps, la cataracte a plongé des dizaines de personnes dans une dépendance silencieuse. Faute de services spécialisés sur place, les malades devaient parcourir des centaines de kilomètres vers Gao, Bamako ou le Niger, une option souvent inaccessible. Aujourd’hui, la situation évolue. En installant durablement un service d’ophtalmologie fonctionnel, le district sanitaire d’Ansongo pose un acte fort en faveur de l’équité territoriale en matière de santé.
Le succès du premier cycle, qui a permis d’opérer 91 patients, a ouvert la voie à cette nouvelle phase. Sous l’impulsion du médecin-chef, Dr Abdoulbaki Ibrahim Diallo, les autorités sanitaires locales ont misé sur des investissements ciblés et assumés, notamment l’acquisition d’équipements modernes financés sur fonds propres. Un choix stratégique qui prouve qu’une gouvernance locale engagée peut produire des résultats concrets.
La mobilisation de spécialistes venus de Bamako, appuyés par des agents de santé locaux, renforce la qualité des interventions et rassure les populations. Sur place, les témoignages parlent d’eux-mêmes : la vue retrouvée rime avec reprise d’activités et soulagement des familles.
Plus qu’une campagne médicale, la chirurgie de la cataracte à Ansongo illustre une mutation profonde du système de santé local. Elle montre qu’à partir des réalités du terrain, des réponses efficaces et durables peuvent émerger, plaçant enfin le patient au cœur de l’action publique.
La Redaction
