
Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a lancé un appel pressant face à la crise de l’eau qui touche durement le continent africain. Il s’exprimait ce lundi à Dakar, à l’occasion de la réunion préparatoire des Nations unies sur l’eau, en prélude à la grande conférence internationale prévue en décembre 2026.
Devant des représentants gouvernementaux, des partenaires techniques et financiers ainsi que des experts du secteur, le chef de l’État a dressé un tableau préoccupant de la situation hydrique en Afrique. Selon lui, près de 40 % de la population africaine n’a toujours pas accès à l’eau potable, tandis que plus de 70 % des habitants du continent vivent sans services d’assainissement de base. Une réalité qui, a-t-il souligné, freine le développement économique, fragilise la santé publique et accentue les inégalités sociales.
Bassirou Diomaye Faye a qualifié cette situation de « moralement inacceptable », rappelant que l’accès à l’eau constitue un droit fondamental. « Tant que cette crise persistera, notre responsabilité collective restera engagée », a-t-il affirmé, appelant à une mobilisation accrue de la communauté internationale.
Le président sénégalais a également insisté sur la nécessité de solutions durables, intégrant une meilleure gouvernance de l’eau, des investissements massifs dans les infrastructures et une coopération renforcée entre les États. Cette réunion préparatoire vise ainsi à poser les bases d’engagements concrets pour faire de l’accès universel à l’eau une réalité en Afrique.
Par Djibrilla Touré
