
Le militant panafricaniste Kemi Seba a été arrêté en Afrique du Sud en début de semaine, en compagnie de son fils, selon les autorités locales. Cette interpellation intervient dans un contexte judiciaire tendu, l’activiste étant recherché par la justice béninoise.
D’après un communiqué de la police sud-africaine rendu public jeudi, une procédure d’extradition est actuellement en cours. Le Bénin accuse en effet Kemi Seba d’implication indirecte dans la tentative de coup d’État survenue en décembre dernier, des faits qu’il conteste.
Les autorités sud-africaines indiquent que l’arrestation est liée à des soupçons de facilitation d’entrée illégale au Zimbabwe, via le fleuve Limpopo. Cette infraction présumée aurait conduit à son placement en détention, en attendant les suites judiciaires.
Figure controversée du panafricanisme, Kemi Seba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, dirige l’organisation « Urgences panafricanistes ». Il s’est fait connaître pour ses prises de position virulentes contre la politique française en Afrique ainsi que contre certains régimes africains considérés comme proches de Paris.
Très actif sur les réseaux sociaux, où il revendique une large audience, il est poursuivi au Bénin pour des chefs d’accusation liés à la sûreté de l’État, notamment pour incitation à la rébellion et apologie de crimes contre les institutions. L’évolution de la procédure d’extradition déterminera désormais la suite de cette affaire à forte dimension politique.
Par la rédaction
