
Plus de 304 000 emplois créés, 86 000 jeunes formés à l’entrepreneuriat, près de 10 000 plans d’affaires financés et des milliers de bénéficiaires accompagnés dans leur insertion professionnelle. Tels sont quelques-uns des chiffres phares mis en avant par la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, lors d’une conférence-débat consacrée aux acquis des cinq années de Transition sous la conduite du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta.
Organisée le 22 juin 2026 dans un hôtel huppé de la place, cette rencontre, coanimée avec le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly, a servi de cadre pour présenter les principales réalisations enregistrées dans les domaines de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’entrepreneuriat.
Selon Oumou Sall Seck, ces résultats traduisent la volonté du Chef de l’État de faire du capital humain le socle du développement national. « La principale richesse d’une nation réside dans son capital humain », a-t-elle rappelé, reprenant une conviction régulièrement défendue par le Président de la Transition.
La ministre a indiqué qu’au cours des cinq dernières années, les différents dispositifs publics ont permis la création de plus de 304 000 emplois à travers le pays. Dans le même intervalle, plus de 86 000 jeunes ont bénéficié de formations à l’entrepreneuriat tandis que près de 10 000 plans d’affaires et kits d’insertion ont été financés pour soutenir l’auto-emploi et les initiatives entrepreneuriales.
Ces performances reposent notamment sur la Stratégie nationale de l’entrepreneuriat, mise en place en 2022. Celle-ci s’articule autour de plusieurs axes, dont l’amélioration de l’environnement des affaires, le développement des compétences entrepreneuriales et la promotion de l’innovation et des nouvelles technologies.
Les investissements dans la formation professionnelle ont également été mis en avant. Plus de 500 centres privés de formation bénéficient aujourd’hui d’un accompagnement de l’État. Des programmes spécifiques ont permis de former des centaines de jeunes dans divers métiers, ainsi que 112 sages-femmes grâce aux financements du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA). D’autres initiatives ont concerné la formation de cadres bancaires et de jeunes en quête d’insertion professionnelle.
Dans les régions de Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti et Gao, plusieurs programmes ont été déployés en faveur des jeunes âgés de 15 à 40 ans, notamment ceux exposés aux risques de migration irrégulière ou de retour de migration. Selon la ministre, l’ambition des autorités est de rapprocher davantage les dispositifs d’emploi et de formation des populations à travers le renforcement du maillage territorial des structures du département.
Oumou Sall Seck a également souligné les investissements réalisés dans les infrastructures. Plusieurs bureaux régionaux ont été construits afin de rapprocher les services publics des populations, tandis que la construction du siège de l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF) figure parmi les projets envisagés.
Pour les années à venir, le département prévoit la mise en œuvre d’un programme à impact rapide estimé à 6 milliards de FCFA. La création d’un Centre de formation professionnelle de la seconde chance, destiné aux jeunes en situation de vulnérabilité, fait également partie des projets prioritaires.
Les échanges ont été enrichis par les témoignages de femmes entrepreneures, de transformatrices et de veuves de militaires tombés sur le champ d’honneur. Plusieurs bénéficiaires ont affirmé avoir reçu des formations et des équipements leur permettant aujourd’hui de développer des activités génératrices de revenus. Pour elles, ces programmes ont contribué à renforcer leur autonomie économique et à améliorer les conditions de vie de leurs familles.
À travers ces résultats, les organisateurs de la conférence ont voulu démontrer que les politiques publiques mises en œuvre durant la Transition accordent une place importante à l’emploi, à la formation et à l’entrepreneuriat comme leviers de développement du « Mali Kura ».
Par Abdrahamane Baba Kouyaté
