
Les pluies et autres phénomènes météorologiques extrêmes continuent de faire des dégâts au Mali. Au 2 septembre 2026, les intempéries enregistrées depuis le début de l’hivernage ont causé la mort de 13 personnes et fait 17 blessés. Le nombre de personnes touchées s’élève désormais à 2 790, tandis que 153 habitations ont été détruites.
Ces chiffres ont été communiqués mercredi 2 septembre à l’issue d’une réunion du Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes, tenue au Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC). Ils traduisent une nette dégradation de la situation par rapport au précédent point établi le 12 août.
En moins d’un mois, le nombre de décès est passé de huit à 13 et celui des blessés de 11 à 17. Les dégâts matériels ont également fortement progressé. Alors que 20 effondrements d’habitations avaient été recensés lors du précédent bilan, 153 sont désormais signalés, soit une augmentation de 133 cas.
La même tendance est observée chez les populations affectées. Leur nombre est passé de 927 à 2 790, tandis que les ménages sinistrés sont désormais au nombre de 355, contre 102 précédemment.
Depuis le début de la saison des pluies, les services chargés du suivi des catastrophes ont recensé six épisodes d’inondation, dix cas de foudre et quatre épisodes de vents violents. Les phénomènes liés aux intempéries connaissent ainsi une progression par rapport au bilan du 12 août, qui faisait état de cinq inondations, cinq cas de foudre et deux épisodes de vents violents.
Les prévisions météorologiques pour le mois de septembre appellent à maintenir la vigilance. Des activités pluvio-orageuses d’intensité faible à modérée sont attendues, avec un risque d’inondation toujours présent dans certaines localités.
À Bamako, une attention particulière est portée aux marigots naturels, susceptibles de provoquer des crues soudaines en cas de fortes précipitations. La situation hydrologique demeure également suivie de près en raison de la montée progressive des niveaux des cours d’eau. Aucun risque d’inondation fluviale n’est toutefois signalé à ce stade.
Pour limiter l’impact des pluies, les autorités poursuivent les opérations de curage des caniveaux et des collecteurs, ainsi que la libération des servitudes et des lits des marigots dans le District de Bamako. Des brigadiers citoyens et des volontaires sont également mobilisés sur le terrain.
Parallèlement, les services compétents maintiennent la diffusion des alertes hydrométéorologiques et les actions de sensibilisation auprès des populations. Les autorités recommandent notamment de limiter les déplacements pendant les orages, de ne pas emprunter les passages envahis par les eaux et d’éviter de se mettre à l’abri sous les arbres en cas de foudre.
Abdallah Keïta
