
Le dossier impliquant les artistes : Mariam Bah, Babani Koné et Binguini Baghaka devait être examiné cette semaine par le tribunal de la Commune IV de Bamako. Mais, à la surprise de nombreux observateurs, l’affaire a une nouvelle fois été renvoyée.
Selon Issiaka Tamboura, journaliste spécialiste des questions judiciaires, l’examen au fond n’a pas pu avoir lieu. Le président du tribunal a décidé de le reporter à la demande du procureur. La raison : le temps pris par une autre audience très attendue, celle concernant l’ancien Premier ministre Moussa Mara, qui a monopolisé l’essentiel de la journée.
Placées sous mandat de dépôt par le procureur du Pôle judiciaire spécialisé contre la cybercriminalité le 22 juillet dernier pour « injures réciproques » et « atteinte aux mœurs », les trois chanteuses avaient passé plus d’un mois en détention. Elles ont retrouvé la liberté le 28 août dernier, bénéficiant d’une liberté provisoire accordée par le juge.
Le renvoi à la semaine prochaine laisse entrevoir de nouvelles spéculations, mais aussi une forte attente quant à la suite des débats. Les avocats de la défense, tout comme les proches des artistes, espèrent que l’examen au fond permettra enfin de clarifier les faits reprochés et de clore un épisode judiciaire particulièrement suivi.
Par Abdrahamane Baba Kouyaté
