
Depuis deux jours déjà, la ville d’Ansongo est confrontée à un fait inédit et peu catholique. Des étrangers, souvent de passage ou participant à la foire hebdomadaire, s’adonnent à faire disparaître les parties intimes des hommes, puis promettent de les restituer contre une somme d’argent.
Dimanche 7 décembre, vers 16h, sous un soleil battant, S.M., un jeune puiseur d’eau qui gagne déjà difficilement sa vie, a croisé dans la rue une dame, sac à l’épaule, se faisant passer pour une vendeuse de médicaments traditionnels. Après un bref échange, S.M. poursuit son chemin. Arrivé dans la cour de l’hydraulique où il devait charger ses bidons, il a immédiatement eu envie d’uriner. C’est là qu’il remarque que ses appareils génitaux ont disparu.
Un cri assourdissant a mobilisé presque tout le quartier. Dans la foulée, une autre complice, qui guettait S.M. depuis son départ, est intervenue. Après explications, cette dernière propose de résoudre immédiatement le problème, à condition que S.M. la paie. C’est à ce moment que les habitants ont compris qu’il s’agissait d’un complot orchestré pour arnaquer S.M.
Aussitôt alertée, la police est intervenue et a interpellé les personnes concernées.
La situation est telle que les hommes de la ville rentrent désormais chez eux en vérifiant d’abord si tout est en ordre.
Ce n’est pas le premier forfait de ce genre : un événement similaire, survenu il y a quelques mois à Ansongo, avait ciblé plusieurs hommes en un seul jour.
Les autorités doivent rapidement prendre des mesures pour mettre fin à ces actions inhumaines qui touchent la population.
Par Djibrilla Touré
