
Lors de sa plénière du 8 décembre consacrée à l’examen de la deuxième partie du projet de loi de finances pour l’exercice 2026, le Conseil national de Transition (CNT) a dévoilé la répartition budgétaire de la Primature et des principaux ministères.
Pour l’année à venir, les choix budgétaires affichent clairement une priorité accordée à la sécurité, à la défense et à la diplomatie.
Selon le document présenté, la Primature bénéficie d’une enveloppe de 14,4 milliards FCFA, principalement destinée à la coordination de l’action gouvernementale. Le ministère des Affaires étrangères reçoit 50 milliards FCFA, confirmant la volonté de renforcer l’action diplomatique et le suivi des engagements internationaux.
Le ministère des Maliens de l’Extérieur est doté de 4,4 milliards FCFA, avec un accent particulier sur la gestion et l’accompagnement de la diaspora.
Sans surprise, dans un contexte marqué par la lutte contre le terrorisme, le ministère de la Défense absorbe la plus grande part du budget : plus de 531 milliards FCFA, dont l’essentiel consacré à l’administration générale et aux opérations militaires, illustrant la priorité donnée au renforcement des FAMa.
Le secteur de la Justice bénéficie de 47 milliards FCFA pour soutenir la politique judiciaire et moderniser les infrastructures pénitentiaires. Quant à la Sécurité intérieure, elle reçoit 192,5 milliards FCFA, principalement orientés vers le maintien de l’ordre et la protection civile.
Enfin, le ministère de l’Économie et des Finances se voit attribuer 188,5 milliards FCFA pour conduire les politiques économiques, budgétaires et fiscales.
À travers ces allocations, l’État malien réaffirme ses priorités : sécuriser le territoire, renforcer la diplomatie, moderniser la justice et optimiser la gestion économique, tout en valorisant le rôle stratégique de la diaspora.
Toutefois, la Commission des Finances a recommandé au gouvernement, dans le cadre dudit Projet de loi de Finances 2026, de renforcer les investissements dans les aménagements et équipements agricoles pour soutenir la souveraineté alimentaire, de rendre opérationnels les nouveaux groupements et brigades de gendarmerie, et de relancer la recherche pétrolière.
Lamine BAGAYOGO
