
C’est une bataille d’hommes, mais surtout d’alliés, que les FAMa ont remportée à Anéfis. Le tandem JNIM/FLA, doté de blindés, de pick-up récents, de drones de dernière génération et bénéficiant de multiples soutiens, repart finalement sans avoir atteint ses objectifs.
Après plusieurs heures d’affrontements d’une rare intensité, les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs alliés, ont repris le contrôle sur le terrain dans la zone d’Anéfis. Les combats, marqués par l’emploi de moyens lourds et de drones de reconnaissance et d’attaque, se sont soldés par l’échec de l’offensive menée contre les positions gouvernementales.
Selon plusieurs sources sécuritaires, les assaillants espéraient s’emparer durablement de la localité afin de marquer un tournant dans le rapport de force au nord du Mali. Malgré l’ampleur des moyens engagés, ils n’ont pas réussi à conserver leurs gains initiaux face à la contre-offensive des FAMa et de leurs partenaires.
Les opérations de ratissage engagées après les combats auraient permis de récupérer ou de détruire plusieurs équipements militaires abandonnés lors du repli des combattants. Les Famas ont infligé des pertes importantes aux groupes armés engagés dans cette offensive.
Au-delà de l’aspect militaire, cette bataille illustre l’évolution des capacités opérationnelles des différents protagonistes. Les terroristes disposent désormais d’équipements de plus en plus sophistiqués, notamment des drones et des véhicules blindés, transformant progressivement la nature des combats dans le nord du Mali.
Pour les FAMa, cette victoire revêt une portée à la fois tactique et symbolique. Elle permet de conserver une position stratégique sur l’axe reliant Kidal au reste du pays et envoie un signal quant à leur capacité à résister à des offensives coordonnées impliquant plusieurs groupes armés.
La bataille d’Anéfis confirme une intensification du conflit dans le nord du Mali, où les Famas réaffirment sa supériorité militaire autant que sa capacité à contrôler le terrain.
La redaction
